Hello everybody.
Tout d’ abord nous vous souhaitons à tous une bonne et heureuse année 2012, une bonne santé et tout ce que vous désirez. Nous espérons que vous avez tous passés de joyeuses fêtes. Pour nous ce fût le cas.
Ce mail est un peu différent des précédents car nous ne vous raconterons aucune ascension. Nous pensions faire de l’escalade de cascade de glace au Québec, mais dû à un gros redoux mi-décembre plus aucune cascade n’était en condition. Bien entendu nous ne sommes pas restés sans activités et avons changé un peu de style de vie. Nous nous sommes adaptés.
Du 17 au 20, ces journées sont longues et se ressemblent, nous sommes sur la route en direction des chutes du Niagara. Les paysages sont monotones, nous voyons de la route plate, des stations services, des camions et des parkings pour dormir. Rien d’éclatant. Heureusement nous sommes trois à conduire, Stéphanie gère bien la conduite du camping-car, nous faisons en moyenne 800 Kms par jour. Nous passerons par les Etats-Unis pour rejoindre les chutes, l’essence y est bien moins chère. Nous avons quand même une petite anecdote. Stéphanie était en train de conduire lorsque soudain nous entendîmes un bruit bizarre à l’avant du véhicule. Nous sortons, nous cherchons et là nous éclatons de rire tous les trois. Le pneu avant gauche est en train d’éclater, nous avons une grosse hernie. Sans traîner nous attaquons à changer la roue. Je peux vous dire que ca à été très rapide. J’ai pris ma retraite de mécanicien en compétition moto mais si un jour je dois y retourner j’embauche tout de suite Pauline et Stéphanie. Au démontage et au remontage des écrous, elles gèrent.
Le 21, après avoir fait environ 4000 kms et traversé une dizaine d’états nous arrivons enfin aux chutes. La météo n’est pas extra mais nous commencerons quand même par visiter les chutes du côté Américain. Elles sont très belles et surtout très puissantes, dommage qu’elles soient au milieu de la ville et non en pleine nature. Mais marcher à l’extérieur nous fait du bien. En début de soirée nous repassons la frontière Canadienne.
Le 22, nous visitons les chutes qui sont plus jolies du côté Canadien. Malheureusement l’humain a vraiment dénaturé cet endroit en construisant casinos et hôtels du même type qu’à Las Vegas au raz de la rivière. Pour ma part je suis choqué, en même temps j’arrive des rocheuses à l’état pur, c’est un peu normal. Nous aurons une belle vue aérienne sur les chutes du haut d’une tour. Nous prenons la route en direction de Toronto. Nous voulons y trouver des places pour le match de Hockey de ce soir. Mais négatif, nous reprenons donc la route en direction de Montréal avant de nous arrêter pour la nuit sur le parking d’un routier.
Le 23, grand jour, aujourd’hui nous prenons chacun une douche au routier. Ca fait du bien, la dernière remonte à huit jours, notre record ! Nous sommes maintenant de vrais routiers, nous avons la même vie qu’eux. Petit passage dans le centre de Montréal avant de rejoindre les chutes Montmorency à Québec. Petit aperçu de nuit sous la neige. Nous reviendrons demain.
Le 24, enfin du soleil, le ciel est dégagé. Chouette, nous visitons le parc des chutes. C’est déjà plus joli que celles du Niagara. En plus elles commencent à geler. Nous aussi d’ailleurs ! Il fait environ -20°C. Nous prenons en fin de matinée la route pour le Vieux Québec. En fin d’après-midi nous ferons quelques emplettes au joli marché de Noël avant de reprendre la route pour se poser près du Lac Beauport pour le réveillon. Nous nous préparons un bon festin, chacun sait ce qu’il doit faire. La cuisson de notre dinde, la chaleur humaine et bien entendu notre bon chauffage réchaufferont bien l’air intérieur du camping-car. Dehors ca caille dur ! Nous aurons quand même toutes les vitres intérieures gelées. Mais la joie d’être tous les trois, notre délicieux et copieux repas, nous ferons passer un très bon réveillon. Bonne nuit. Le père Noël va passer !
Le 25, Joyeux Noël. Même dans le camping-car le père Noël a réussi à nous apporter plein de jolis cadeaux. Merci Petit Papa Noël. Nous sommes très heureux de les ouvrir après un bon petit déjeuner de Noël. Nous prenons ensuite la route pour une pourvoirie pas très loin du lac. Nous ferons dans l’après-midi une belle petite balade en raquette dans la poudreuse fraîche. Nous en avons bien besoin pour digérer et éliminer le repas de la veille. Nous sommes impatients d’être demain, car nous allons faire pour la première fois de notre vie du traîneau à chien.
Le 26, je me réveille très excité en entendant la meute aboyer au loin. Je vais réaliser un de mes rêves de longue date. Nous avons une chance incroyable il y a un grand soleil et une neige abondante. Des conditions parfaites nous dit-on, et pour la première fois de la saison en plus. Pour notre première fois nous ferons une sorte de baptême. Deux par traîneaux, un qui conduit et un allongé juste derrière les chiens pour une durée d’une heure. Pauline et moi partons ensemble tandis que Stéphanie se fait le luxe de s’allonger dans le traîneau d’un des mushers. Après un petit briefing nous voilà partis. Je commence par conduire. C’est trop chouette, les chiens sont très motivés et les parcours un peu techniques. Nous inverserons les rôles une demi-heure plus tard. Pauline prend les choses en mains. Elle se débrouille très bien. Bon à part que nous prendrons deux arbres avant de nous retourner et que je me fasse traîner dans la neige fraîche. Stéphanie se fera en plus le luxe de conduire l’attelage du musher. Elle se débrouille très bien aussi. Hormis une petite chute dans un passage technique. Son genou morflera un petit peu mais rien de grave, elle a l’habitude. Une fois la ballade terminée, nous passerons un bon moment avec les chiens. Nous leur ferons plein de câlins et de bisous. Ils ont bien travaillé, ils les méritent bien. Après un bon repas nous retournons au Vieux Québec. Nous visiterons les quartiers sympas avant de faire une descente en luge de bois sur une piste de glace. Après avoir monté nos luges en haut de la piste, Stéphanie, Pauline et moi sommes sur la ligne de départ. Nous arriverons en bas mort de rire, avec de bonnes sensations de vitesse. Nous en garderons tous les trois un bon souvenir.
Le 27, nous organisons notre programme pour les jours suivants. Et vous pouvez me croire, au Québec, rien n’est facile à organiser. Nous prenons en fin de journée la route pour le Nord en direction de Chicoutimi (Le Saguenay). Où nous finirons notre journée dans un sauna bouillant d’un hôtel.
Le 28, nous avons aujourd’hui une visite d’une personne intéressée par notre camping car. Nous l’avons mis en vente car la fin de notre séjour approche. Nous attaquons donc le grand ménage. Qui fût très écourté lorsque l’acheteur nous annonça par téléphone qu’il serait là dans une demi-heure. Rangement et nettoyage express qui nous feront bien monter l’adrénaline. Heureusement au final nous serons prêts en temps et en heure. Bonne équipe les trois réunis ! Après une longue visite, l’acheteur potentiel, Martin, semble intéressé, mais il doit réfléchir avant de nous donner une réponse. Nous verrons bien, nous ne sommes pas trop inquiets car nous avons d’autres acheteurs intéressés. La journée est déjà bien entamée, nous nous dirigeons en direction de David de Farladeau. Fin de journée, nous organisons notre journée de demain. Nous prévoyons de faire une journée de motoneige autour du parc des Monts Valins. La neige devrait être très abondante car il en tombe en ce moment de très gros flocons. Nous avons même, ce qu’ils appellent ici, une tempête de neige. Petite soirée Monopoly. Mais pas n’importe lequel, un Monopoly américain avec tous les parcs nationaux. Cela nous rappelle tellement de bons souvenirs.
Le 29, réveil de bonne heure, nous faisons découvrir à Stéphanie notre petit déjeuner énergétique, une préparation de flocon d’avoine. Nous récupérons nos deux motoneiges et nos équipements pour le grand froid. Aujourd’hui ca ne rigole pas ! Température ressentie annoncée -35°C. Nous voilà partis pour une randonnée d’environ 250 kms. Petit problème, nous sommes au Québec, et comme je vous le disais, ici tout est compliqué. Impossible de trouver les pistes que nous devons suivre. Nous tournons un peu en rond avant de rencontrer un Québécois qui nous indiquera notre chemin grâce à son GPS sur son guidon. Il nous apprendra au passage que les pistes ont changé cette année mais que les nouveaux panneaux ne sont pas encore en place. Super ! Nous sommes enfin sur le bon chemin. Enfin c’est ce que nous pensions. Mais ce n’est pas aussi simple. Nous prenons une belle piste, c’est super nous sommes les premiers à passer, il doit y avoir environ 80 cm de poudreuse fraîche. C’est extra, tu as l’impression d’être sur l’eau et de flotter. Par contre il faut être à fond tout le temps sinon tu t’embourbes. Nous attaquons une superbe côte se finissant par un virage sur un plateau. Je sors un peu trop large dans le virage dû à la vitesse que je suis obligé de maintenir. Et tout d’un coup nous nous couchons avec la motoneige dans un fossé remplit de poudreuse. Je regarde Stéphanie et là, nous éclatons de rire, plus moyen de s’arrêter. Nous attendons que Pauline arrive pour nous voir dans cette situation. Seul problème, elle n’arrive pas. Je pressens qu’il lui est arrivé la même chose un peu plus bas. Je pars donc à sa rencontre en courant. Je ne me suis pas trompé, elle est bien embourbée aussi. Mais dans un virage au pied de la côte pour sa part. Elle a essayé de sortir la motoneige mais elle n’a pas réussi. J’essaye à mon tour mais rien à faire. Nous attaquons donc à dégager la neige tout autour. Mais ce n’est pas gagné ! Stéphanie nous rejoindra une petite demi-heure plus tard car elle avait froid à nous attendre. Tu m’étonnes, je n’ai jamais vu ca, elle a les cils et les sourcils tous gelés comme un alpiniste en très haute montagne. Heureusement nous avons la solution pour qu’elle se réchauffe. Elle dégagera la neige avec nous. Au bout d’une petite heure nous arriverons enfin à dégager la motoneige de Pauline. Il ne reste plus que la mienne, heureusement ce sera beaucoup plus rapide. Nous nous embourberons encore trois autres fois avant de faire demi -tour pour récupérer une meilleure piste. Nous comprendrons plus tard dans la journée que nous étions en fin de compte sur l’ancienne piste qui bien entendu n’était plus damée. Nous avons donc revu notre randonnée afin de prendre des pistes beaucoup plus praticables. Après nous nous sommes bien éclatés. Stéphanie et Pauline se débrouillent très bien à la conduite, la première n’aimant pas trop les bosses et la seconde n’aimant pas trop la vitesse. Enfin nous ferons quand même par moment des pointes à 100 km/h de nuit sur de belles lignes droites. Nous avons passés une très bonne journée, il est temps de rentrer. Malheureusement avec la fatigue, le froid et la nuit Stéphanie perdra le contrôle de sa motoneige à cinq minutes de l’arrivée. Et elle n’a pas fait semblant la ptite sœur. Le châssis de la moto est cassé et elle a fait une grosse chute. Nous partons donc aux urgences. Nous arrivons à 21h00, on nous annonce 5 à 6 heures d’attente, la soirée va être longue. Pauline nous préparera un bon repas que nous dégusterons au milieu de la salle d’attente. Nous en rigolons bien. Il est 1h00 du matin, Stéphanie est toujours pas passée, nous conseillons donc à Pauline d’aller se coucher. Une personne doit se reposer car nous avons de la route à faire demain. Elle ira donc dormir toute seule dans le camping-car dans le froid alors que Stéphanie et moi passerons la nuit dans la salle d’attente surchauffée.
Le 30, 8h45, nous sortons enfin de l’hôpital. La nuit a été courte et longue à la fois. Heureusement rien de très grave, une belle « prune » (bosse en Québécois) sur le front et peut-être une fracture du scaphoïde, mais pas visible à la radio. Du coup un beau plâtre au poignet. Elle est solide la frangine ! Nous avons une autre bonne nouvelle ce matin là. Martin à décider de nous acheter notre camping car. Nous nous organiserons donc plus tard pour la vente. Stéphanie et moi rejoignons Pauline pour lui annoncer les bonnes nouvelles. Nous la retrouvons sous plusieurs épaisseurs de couettes avec son bonnet sur la tête. Elle nous apprend aussi une nouveauté, elle a dormi avec ses chaussons au pied tellement elle a eu froid dans le camping-car cette nuit. Nous éclatons de rire. Quel numéro ma Pauline. Après avoir réglé tous les problèmes concernant la motoneige et une grosse sieste nous prenons la route en direction de Rivière Matawin. Nous devons y être ce soir car nous avons RDV de bonne heure demain matin pour une nouvelle aventure. Et oui vous ne croyez quand même pas qu’on va s’arrêter à un accident de motoneige ! D’ailleurs Stéphanie n’est pas la seule à ne pas avoir de chance. Sur la route nous porterons secours à un gentil Québécois avec son bébé en panne de voiture. Une chance pour lui que nous passions par là. Car il n’avait pas de téléphone. De toute façon nous étions en pleine forêt et il n’y avait pas de réseau. Du coup nous l’emmenons avec nous jusqu’à la prochaine ville.
Le 31, réveil de bonne heure. Nous avons un beau programme pour deux jours. Nous allons faire du traîneau à chiens. Mais rien à voir avec notre première fois. Cette fois si nous allons apprendre le métier de Musher et de Handler. Jean Christophe le patron et le Musher vient nous récupérer en 4x4 à notre camping car. Nous avons dix kms à faire sur une piste enneigée pour rejoindre leur gîte. A l’arrivée nous faisons la connaissance de Michelle, la femme de Jean Christophe et la Handler puis de François et Morgane, un couple de Français installé à Montréal qui sont là pour la même aventure que nous. Tout le monde à l’air sympa, cela s’annonce bien pour le réveillon. A peine arrivé nous enfilons nos tenues pour le grand froid et allons faire connaissance avec les 55 chiens. Le rêve ! Ils sont tous beaux et adorables. Nous commençons par un briefing avec Jean Christophe sur la conduite du traîneau avant d’aller chercher les chiens de nos attelages respectifs. Stéphanie ne pouvant pas conduire dû à son plâtre et à la douleur se fera encore le luxe d’être dans le traineau du Musher. Du coup elle s’occupera des chiens de l’attelage de Jean Christophe. Nous passons maintenant les harnais à nos chiens avant de les mettre à leurs places dans l’attelage. L’excitation des chiens est de plus en plus forte. Ils sont impatients de partir. Du coup, nous aussi ! D’ailleurs nous partons ! Nous commençons le premier jour par les pistes menant à « Branche du Nord ». C’est magnifique ! Au bout de deux heures nous nous arrêtons près d’un lac gelé pour pique-niquer au près d’un feu. C’est extra ! Nous ferons le chemin en sens inverse l’après-midi afin de rentrer de bonne heure pour le réveillon. Une fois arrivés, nous nourrissons les chiens avant de prendre un bon goûter. L’accueil de Jean Christophe et Mimi (Michelle) est vraiment très agréable et chaleureux. Nous nous sentons tout de suite à l’aise et sympathisons. Avant de passer aux festivités nous prenons place dans notre petit chalet de bois où nous passerons la nuit. François et Morgane, un peu frileux, s’occupe du feu dans le poêle. Nous passons assez vite à table car les journées ici, ca creuse bien ! Nous avons au diner une délicieuse fondue de viandes. Caribou, Orignal, chevreuil, perdrix, chassés par Jean Christophe dans les bois et une délicieuse bûche faite par Mimi. Nous passons un très bon réveillon tous ensemble. A minuit nous nous souhaitons une très bonne année avant d’aller se coucher. Pas question de faire une nuit blanche. Demain matin nous repartons de bonne heure pour une nouvelle ballade en traîneau.
Le 01 Janvier, aujourd’hui le but est de se débrouiller tout seul pour préparer son attelage. Et je dois dire que nous nous en sommes tous bien sortis. Ce qui nous permet de partir de bonne heure pour une longue journée. Cette fois direction les pistes menant « Au Camps des Loups ». Nous ferons une magnifique balade le matin avant de pique-niquer dans une cabane au fond de la forêt avec un bon feu dans le poêle pour se réchauffer. L’après-midi nous ferons à nouveau une magnifique ballade. Nous rentrons en fin d’après-midi. Le temps de s’occuper et de nourrir les chiens et nous réalisons que cette belle aventure est déjà terminée. C’est passé tellement vite. Mais une agréable surprise s’offre à nous. Ayant vraiment sympathisé avec Jean Christophe et Mimi, ils décident de nous inviter à rester une soirée de plus avec eux. Nous acceptons bien entendu. François et Morgane ne resterons pas avec nous car ils ont leur car à prendre. Mais nous nous reverrons très bientôt. Nous passons à nouveau une très agréable soirée.
Le 02, aujourd’hui Jean Christophe et Mimi ont un groupe de neuf personnes. Ils nous proposent de rester la journée avec eux afin de les aider. Nous acceptons bien volontiers. Nous profiterons des chiens encore une journée. Nous nous plaisons ici donc c’est avec joie. Jean Christophe me fera même, l’après-midi, l’honneur de conduire son attelage de tête avec lui pour accompagner les clients. Pendant ce temps, Pauline et Stéphanie aideront Mimi. Fin de journée, cette fois il est temps de se quitter. Nous devons prendre la route pour Montréal. Mais pour Pauline et moi nous reviendrons certainement. Nous avons un nouveau projet.
Le 03, aujourd’hui nous visitons le Vieux Montréal, c’est très sympa en plus il fait très beau. Par contre cette fois le froid est de retour, il fait -17°C. Nous nous orientons donc un maximum dans les magasins. Ca tombe bien il y en a de très beaux. Et puis Stéphanie repart demain pour la France donc elle doit finir d’acheter ses cadeaux et ses souvenirs. L’après-midi nous visitons la nouvelle ville. Ici les gens ne sont pas stressés du tout, c’est agréable. Le soir nous mangerons chez François et Morgane. Nous sommes très contents de les revoir. Nous passerons une très bonne soirée.
Le 04, préparation des sacs de voyage aussi bien pour Stéphanie que pour nous. Nous prévoyons de vendre le camping car le 6 Janvier. A 12h00 pile, Pauline et moi sommes devant le centre Bell, patinoire de la célèbre équipe de Hockey, Les Canadiens. Nous espérons voir le match de ce soir. Toutes les places sont vendues sur internet. Mais nous savons que les jours de match il reste environ 2000 places qui sont vendues au dernier moment. Nous croisons donc les doigts. Nous sommes les premiers au guichet. Youpi, nous arrachons les deux seules places à côtés à vendre de la journée. Nous avons trop de chance. Nous nous dirigeons ensuite vers l’aéroport. Fin de journée nous abandonnons Stéphanie pour aller voir notre match de Hockey. Son voyage est terminé. Je crois qu’elle repart heureuse. Nous en tous cas nous étions heureux qu’elle soit avec nous. Nous passerons une très bonne soirée au Match. Une ambiance du tonnerre. Les Canadiens ont gagné contre Winnipeg. C’était de la folie dans les tribunes.
Le 05, une grosse journée nous attend. Nous devons finir de ranger nos affaires. Puis faire un gros nettoyage intérieur et extérieur du camping car. Nous prenons ensuite la route en direction de Rivière Matawin. Nous arrivons en fin de journée où nous retrouvons Jean Christophe et Mimi pour diner à l’auberge. Après le repas nous récupérons leur 4x4 qu’ils nous prêteront généreusement afin de ramener toutes nos affaires après avoir vendu le camping car. Notre nouveau projet dont je vous parlais se concrétise. Nous finirons notre voyage chez Jean Christophe et Mimi où nous les aiderons afin de recevoir le gîte et le couvert. La journée est encore loin d’être terminée. Nous reprenons la route pour 3h00 afin d’arriver à nouveau à Chicoutimi. Où nous ferons encore un peu de ménage avant d’aller se coucher. Nous sommes crevés.
Le 06, pour notre dernier réveil dans le camping car nous sommes gâtés. A 7h00 du matin nous avons -30°C. Notre record ! Ca caille dur ! Mais pas le temps d’avoir froid. Martin arrive de bonne heure et nous attaquons toutes les démarches. A quinze heure, c’est officiel, notre camping car est vendu. Nous sommes trop heureux. Nous décidons d’aller nous détendre dans un spa bien chaud d’un hôtel que nous connaissons. Malheureusement la détente ne sera pas très évidente. C’est encore les vacances scolaires et il y a 140 enfants d’un tournoi de hockey dans la piscine attenante. Un bruit d’enfer. Un avant goût avant la reprise de Pauline. Apparemment pas très motivée. Enfin il nous reste encore deux semaines au Canada avec de calmes et gentils chiens. Nous prenons la route en fin de journée pour rejoindre le gîte de Jean Christophe et Mimi. Longue route ! Nous roulerons sous une tempête de neige au point de ne rien voir à 10 mètres par moment. Nous arriverons fatigués tard dans la soirée. Mais tellement soulagé d’avoir vendu notre véhicule avant de rentrer en France.
Le 07, nous nous permettons une bonne grasse matinée. Nous avons besoin de récupérer et nous voulons être en forme les jours suivants pour aider Jean Christophe et Mimi. L’après-midi nous changerons ensemble les chiens de place et organiserons le chenil différemment. Les chiens s’habituent à nous du coup. Nous sommes heureux de les retrouver.
Le 08, aujourd’hui il y a des clients, donc nous aidons au bon déroulement de la journée. Nous préparons les chiens et attelons les attelages pour les clients. Pour ma part J’encadrerai les clients avec Jean Christophe lors de la ballade. Pauline s’occupera des chiens avec Mimi. En fin d’après-midi je réaliserai un de mes rêves d’enfants, courir avec un chien. Et je ferai même mieux que ca, j’en aurai deux. Nous pratiquons donc avec Pauline une nouvelle activité. Le Canicross (randonnée canine). Nous courrons avec une ceinture, un amortisseur de tension, une corde et des chiens nous tractant devant nous au milieu de la nature sur la neige. Le pied. Pour Pauline un seul chien seulement. Et oui ! Sinon avec deux chiens et ses 48 kilos elle ne poserai pas un pied par terre. Ma douleur à la hanche se fait vite ressentir mais pas question de ne pas vivre se rêve jusqu’au bout. Ca passera plus tard.
Le 09, aujourd’hui Jean Christophe n’est pas là mais nous savons ce que nous avons à faire. Ce matin nous allons faire travailler les chiens et principalement les jeunes. Comment ? En faisant du traîneau à chiens. Trop dur comme boulot non ? En plus Jean Christophe me fera l’honneur de me faire prendre son traîneau personnel et son attelage de chiens. Je conduirai donc l’attelage de tête tout seul avec sa chienne de tête la plus intelligente et la plus expérimentée, Cannelle. Je commence à croire qu’il a vraiment confiance en moi. J’apprendrai plus tard dans le séjour que c’est la première fois de sa vie qu’il passa son attelage à quelqu’un. Je suis dans un rêve ! Pauline me suivra donc avec un autre attelage de six chiens. Je serai son guide pour une belle ballade en amoureux le long de la rivière Saint Maurice. Tout s’est super bien passé. Cannelle m’a très bien obéi. Apparemment ce n’était pas gagné. En rentrant Mimi m’annoncera que j’ai réussi le test et que je peux maintenant être Musher. Ouah ! J’ai encore un nouveau métier ! Pauline et moi sommes très heureux. L’après-midi nous abattrons avec Pauline un cèdre mort au milieu du chenil. Il y a besoin de faire du bois pour le chauffage. Et bien entendu comme toutes les fins d’après-midi nous nourrirons les chiens.
Le 10, aujourd’hui les femmes d’un côté et les hommes de l’autre. Pauline et Mimi passerons la journée à faire d’énormes courses sur Shawinigan. Jean Christophe et moi ferons un peu de bricolage avant de fendre du bois une bonne partie de la journée. Dans l’après-midi nous irons sur la rivière Saint Maurice gelée préparer des trous à la tronçonneuse pour pêcher demain.
Le 11, ce matin Jean Christophe, Pauline et moi partons par -25°C en motoneige. Nous allons faire de la pêche blanche. C'est-à-dire pêcher sur glace. Et je compte bien sortir mon brochet canadien. Un de mes rêves de longues dates. Nous cassons un peu la glace à la hache, qui s’est reformée pendant la nuit en surface. Nous installons nos premières cannes. Et au bout de 20 minutes, alors que j’étais entrain de préparer une autre canne, j’ai aperçu au loin un départ sur ma canne. Je cours à toute allure, prends ma canne et ferre un bon coup. Pas de doute, il y a bien un poisson au bout. Mais quoi ? Après un court moment je sors un beau brochet de 70 cm et d’environ 3 kilos sur la glace. C’est impressionnant, il gèle instantanément ! Encore un rêve réalisé. C’est de la folie ce voyage ! C’est le seul poisson que nous sortirons durant ces deux bonnes heures de pêche. Mais cela nous suffit, nous sommes heureux. Vite rentrons au chaud raconter tout ca à Mimi. Routine quotidienne avec les chiens l’après-midi.
Le 12, aujourd’hui tout le monde est occupé. Mimi fait de la couture sur les harnais des chiens, Jean Christophe est partit damer toutes ses pistes. Pauline et moi avons un gros travail. Nous devons couper tous les poils sous les pattes d’une quarantaine de chiens. Et croyez moi c’est du sport. Il faut les tenir les loulous de 70 kilos et les jeunes foufous. Je tiens les chiens pendant que Pauline coupe les poils. C’est très long. Je crois qu’après cette matinée les chiens ont vraiment compris que nous étions là pour s’occuper d’eux et que nous n’étions plus des clients. Nos relations ont vraiment changé avec eux ce jour là. Pour se finir les bras nous fendrons le reste de bois l’après-midi. De bonnes courbatures de la journée le soir même. Mais nous détendrons en mangeant une délicieuse brandade de brochet.
Le 13, ce matin chacun est de son côté, mimi prépare tous les repas pour une excursion de cinq jours, Jean Christophe est partit pour la journée chercher 1.8 tonnes de viandes sur Montréal pour les chiens. Du coup moi je retourne sur la rivière Saint Maurice pour pêcher. Ce matin pas de brochet. Mais j’ai surpris tout le monde en prenant une belle truite Omble de Fontaine de 55 cm pour un poids de 1 kilo 440. Une grande première, car il n’y en a pas dans cette rivière habituellement. Il y en a dans les lacs aux alentours mais qui mesure en général 40 cm maximum. Une chance incroyable apparemment ! Pendant ce temps ma petite Pauline se fait plaisir en découvrant de son côté une nouvelle activité sportive. Le canicross ski. Elle se fait traîner sur des petits skis par un chien. Je l’envie un peu car je ne pourrai pas essayer cette activité. Il n’y a pas de ski à ma taille. Enfin ce n’est pas grave j’ai pêché une magnifique truite. L’après-midi nous nous reposons un peu, de toute façon nous ne pouvons pas faire grand-chose il neige très fort. En fin d’après-midi, au moment de nourrir les chiens, nous nous rendons compte qu’Orac, un vieux chien à la retraite, est décédé. Il s’est endormit paisiblement dans un traîneau. La soirée risque d’être un peu calme. Mais Jean Christophe arrivera tard en fin de journée à cause de la neige sur les routes. Et pas le temps de se morfondre. Nous repartons immédiatement tous les deux de nuit damer les pistes de « Branche du Nord ». Il est tombé beaucoup de neige et il y a des clients demain. Boulot avant tout. Pendant ce temps, Pauline et Mimi nous prépare la délicieuse truite que nous mangerons tous ensemble en rentrant.
Le 14, nous préparons les attelages des clients pendant que Jean Christophe fait le briefing. Aujourd’hui il n’a pas besoin de moi pour encadrer. Nous en profitons donc pour refaire un peu nos sacs avec Pauline. Le grand départ approche. Puis nous devons faire un peu de ménage dans notre petit chalet, des clients arrivent dans deux jours pour cinq jours d’excursion.
Le 15, petite grasse matinée et journée assez tranquille.
Le 16, nous avons la chance de pouvoir faire encore trois jours de traîneau à chiens avec les clients que nous encadrerons. En excursion de plusieurs jours, les clients sont formés au métier de Musher. Nous avons donc moins de travail avec Pauline, nous pouvons donc en profiter pour faire travailler les jeunes chiens. Jean Christophe nous laisse maintenant choisir nos chiens pour nos attelages. Il nous fait totalement confiance. Du coup pour ne pas faire de jaloux, nous décidons avec Pauline de faire travailler tous les chiens pendant nos trois derniers jours. Pour aujourd’hui nous irons sur les pistes de « Branche du Nord » et la « Piste jaune ». Petit pique nique rapide au bord du lac car il fait très froid aujourd’hui. Il fait -32°C, notre record. Heureusement il n’y a pas de vent. Nous sommes contents de rentrer au chaud le soir après avoir nourri les chiens.
Le 17, aujourd’hui nous emmenons les clients sur les pistes du « Camps des loups ». Il fait encore très froid. Heureusement pour eux ce midi nous ferons un déjeuner chaud dans la cabane chauffée par le poêle. Par contre une cliente ne se sent pas de continuer l’après-midi. Nous décidons donc de laisser mes chiens et mon traîneau sur place afin que je ramène son attelage. Je reviendrai les chercher plus tard bien entendu. La cliente repartira dans le traîneau de Jean Christophe. Dès notre retour, nous laissons Pauline, Mimi et les clients s’occuper de nourrir les chiens. Jean Christophe et moi repartons en motoneige chercher mon attelage. Une fois sur place nous attelons ensemble les chiens. Jean Christophe repart en motoneige et me laisse seul avec mes chiens et mon traîneau. Le rêve pour moi. Je suis conscient que j’arriverai de nuit. Le pied. En plus j’ai Britney, une chienne de tête très prometteuse. Cela va être l’occasion de la tester sans attelage de tête. J’ai confiance en elle et je lui fais bien comprendre avant de partir. Je crois qu’il y a quelque chose qui se passe entre nous deux. Je ferai la première moitié du retour à la tombé de la nuit avant de me laisser guider par les chiens de nuit. Puis au bout d’un moment je finirai par allumer ma lampe frontale. Nous sommes bien rentrés jusqu’au chenil. Britney m’a très bien obéi. Je suis fier d’elle et je la félicite à notre arrivée. Un bon repas pour tout le monde et au lit. Demain c’est notre dernière journée ici.
Le 18, il est tombé 25 cm de neige dans la nuit. Jean Christophe est donc obligé de partir damer les pistes ce matin afin que nous puissions sortir cette après-midi. Pauline et moi en profitons pour passer un long moment avec les chiens. Nous partons demain matin à 7h00. Nous n’aurons pas le temps de leur dire au revoir. Donc ce matin c’est un peu les câlins d’adieu. Pas facile ! Nous nous sommes beaucoup attachés à eux en deux semaines. Nous connaissons leurs 54 prénoms, leurs comportements, leurs physiques. Rien que d’écrire ces lignes, j’en ai les larmes aux yeux. Quitter Jean Christophe et Mimi ne sera pas facile non plus. Ils ont été tellement gentils et généreux avec nous. D’ailleurs si vous voulez une très bonne adresse pour faire du traîneau à chiens au Québec et ne pas être déçu, n’hésitez pas à consulter le site Matawin Aventures à l’adresse suivante http://www.matawin-aventure.com/index.html . Dépêchez-vous il parle de vendre leur affaire. Nous finissons ensuite nos sacs afin de faire un premier voyage en motoneige avec la traîne pour les descendre aux 4X4. Car la piste n’est plus praticable à cette époque à cause de la neige. Et nous finissons en beauté pour notre dernier après-midi. Une belle ballade au bord de la rivière Saint Maurice avec un ciel bleu et un soleil magnifique. Les paysages sont de toutes beautés. Notre dernière soirée restera inoubliable. Jean Christophe nous a fait une surprise. Il est parti à 16h00 damer le reste de ses pistes. Il était censé rentrer ver 18h30. Mais à 21h00 toujours pas de Jean Christophe. Nous avons donc décidé de lui porter secours. Mimi a appelé un voisin à 10 kms possédant une motoneige. Il est venu me récupérer car je connais maintenant les pistes de Jean Christophe. Et puis pas question de laisser tomber mon ami. Pauline assurera un bon soutien psychologique à Mimi pendant que nous partirons en forêt. Nous nous couvrons bien car il fait -25°C. Nous emmenons du matériel au cas où il aurait eu un accident. Heureusement rien de grave. Nous le retrouvons une bonne heure plus tard près d’un gros feu au bord du lac. Il va très bien. Mais sa motoneige est restée bloquée sur le lac. Il est sorti de ses traces habituelles à cause de la quantité de neige et la motoneige est dans 30 cm d’eau et de glace qui étaient sous la neige. Il faut faire vite car par -25°C elle risque d’être prise très rapidement par la glace et après ce serait trop tard. Nous nous dépêchons donc de pelleter la neige et la glace afin de la dégager. Mais ce n’est pas si évident que ca ! Nous y arriverons quand même. Nous mettrons plus d’une bonne heure et demie avant de réussir à la ramener sur la berge. Ouf ! La soirée n’est pas finie. Il faut encore rentrer. Nous arriverons à la maison tout blanc recouvert de neige. Nous avons nos chaussures et nos pantalons recouvert de glace. Mais tout le monde est sein et sauf, c’est le principal. Une bonne tisane pour se réchauffer avant d’aller se coucher à 2h00 du matin. Mémorable non ?
Le 19, lever 6h00, la nuit a été courte. Mais ce n’est pas grave, nous dormirons dans les transports. Un petit déjeuner rapide, le temps de dire au revoir à Mimi et nous partons en motoneige avec Jean Christophe. Nous faisons un au revoir général de loin aux chiens. Pour ma part je ne préfère pas les approcher ce matin, ce serait encore plus dur de partir. Une fois arrivés au 4X4, Jean Christophe nous emmène prendre notre car. Le temps de boire une dernière boisson chaude ensemble et cette fois, il faut bel et bien partir. Nous voilà à nouveau sur la route en direction de Montréal. Mais pour une fois ce n’est pas nous qui conduisons. Cela fait du bien car nous avons fait en tout lors de notre voyage plus de 23000 kms. Bien entendu nous ne regrettons rien. Arrivée à midi sur Montréal. Aussitôt nous reprenons un bus pour rejoindre l’aéroport. Il nous reste toute l’après-midi pour faire toutes les démarches habituelles. Il est 19h50, nous sommes prêt à décoller, cette fois ca y est, le voyage se termine, après six mois d’aventures magnifiques. Comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin.
Et voilà nous sommes rentrés en France. Nous sommes très contents même si cela nous fais un peu bizarre. Mais nous avons le moral car nous pensons déjà à nos voyages futurs. Et puis nous avons plein de beaux projets en tête. Non non je ne vous rassure pas d’enfants ou de mariage. Nous aimons trop notre liberté pour l’instant. Ce sera plutôt de beaux voyages et de belles ascensions à l’étranger mais ca vous en saurez d’avantage dans le futur.
Nous tenons à remercier nos sponsors qui nous ont permis de réaliser tous nos rêves durant ce voyage :
Mamie Odette (Mamie de Pauline),
Mamie Michelle et Papi Michel (Ma Mamie et mon Papi),
Martine Chieusse et Daniel Chieusse (Maman et Papa de Pauline),
Martine Périn et Xavier Périn (Ma maman et mon Papa),
Jean Christophe et Mimi de Matawin Aventures,
L’éducation nationale, Pôle emploi, Au Vieux Campeur.
Ce sont toujours les aventuriers qui font de grandes choses.
Montesquieu (1689-1755)
A très bientôt. Tomtom et Pauline
Hello everybody !
J’espère que vous avez fini de lire le dernier mail car voici des nouvelles fraîches. Bien que nous soyons maintenant au trois quarts de notre voyage nous sommes toujours autant à fond (motivés, soif de paysages, de découvertes, de sports) voir même plus car le temps s’est accéléré. Ces trois dernières semaines en sont la preuve.
Le 28, organisation de notre périple dans les rocheuses. Il faut penser à tout car pendant plusieurs jours et sur une distance de 234kms nous n’aurons plus aucun service. Pas de téléphone, d’internet, d’assistance, de nourritures, de touristes. J’en rêve déjà, la nature à l’état pur.
Le 29, nous prenons la fabuleuse route 93 en direction de Jasper. Nous ferons environ 120kms sur une route toute enneigée et verglacée croisant les déneigeuses faisant leur possible pour améliorer les conditions de routes. Mais ici pas facile, il faut voir la quantité de neige. C’est fabuleux et impressionnant, les gerbes de neige des déneigeuses dépassent la hauteur de notre camping car. Nous roulerons doucement et sûrement jusqu’à arriver à Weeping Wall area. Une des célèbres cascade de glace des rocheuses présentée par Nicolas Hulot à Ushuaia. Un mur de glace énorme. Bien entendu nous ne sommes pas là que pour le photographier! Nous comptons bien le gravir demain. Alors petit repérage après 10 min de marche d’approche seulement. Ouah c’est fabuleux, vivement demain. Première nuit dans les rocheuses avec le camping car, allons nous survivre ?
Le 30, nous avons fais une bonne nuit, seulement -17°C. Inutile de vous dire qu’il était dur de sortir du lit. Tout a gelé dans le camping-car même le sceau de pipi ! Un bon petit déjeuner, nous nous préparons et c’est parti pour une longue journée. Les deux itinéraires les plus faciles n’étant pas en très bonnes conditions nous choisissons l’itinéraire « Right-Hand », 180 mètres de grade 5 engagement 3 (pour les néophytes les cotations en cascade de glace vont de 1 à 8 avec en plus des cotations sur l’engagement qui vont de 1 à 7), une première pour nous ! J’attaque la première longueur qui se fait assez bien pour ma part pour l’échauffement. Par contre pour Pauline, certains passages seront un peu délicats mais elle y arrivera quand même avec mes encouragements. Elle est au relais, regardant la suite de la voie, elle commence à angoisser un peu. Le mur de glace vertical de 60 mètres est impressionnant. Elle angoisse mais elle ne réalise pas à quel point elle a de la chance d’y aller en second car moi c’est en tête que j’irai. Je ferai un relais à la moitié, car c’est très physique et surtout je veux garder le visuel sur Pauline. Elle me rejoindra, mais pas vraiment à l’aise, la difficulté, la hauteur, cette immensité dans son dos, lui paralyse une partie de son corps. Enfin son cerveau surtout, car étant assurée, tout se joue avec le mental. Mais c’est vrai que ça engage bien quand même. La deuxième partie se fera de la même façon. Nous sommes maintenant au pied de la dernière longueur sur un relais que j’ai confectionné avec deux broches à glace. Et oui ca tient ! Vu d’ici la dernière longueur semble plus facile que le reste. Malheureusement « vu d’ici », car la sortie ne fût pas évidente. La glace était remplie d’air, ce n’était donc pas facile à protéger. Mais nous y sommes arrivés quand même. Dernier relais sur un bel arbre et départ des rappels pour la descente. Il ne faut pas traîner, la nuit arrive et le froid aussi. Trois rappels et nous voici au pied de la voie sur la neige ferme. La journée a été très longue physiquement et psychologiquement pour nous deux. Nous ne ferons plus de grade 5 ensemble, ce n’est pas agréable ni pour l’un ni pour l’autre, bien que pour ma part en escalade pure je me suis régalé. Retour au camping car, nous avons très faim.
Le 01 Décembre, nous reprenons la route en direction de Jasper. Nous nous arrêtons sur un autre secteur. Celui de Shade of beauty. Une cascade de 120 mètres grade 4. Nous ferons une belle rando de 1h30 le long de la rivière à moitié gelée pour rejoindre la cascade. Et nous ferons la même en sens inverse pour rentrer sans avoir fait l’ascension de cette cascade. Il y a de l’engagement et surtout un petit risque d’avalanche sur la marche d’approche. Pauline ayant déjà pris énormément sur elle hier nous déciderons de renoncer à celle-ci. Nous finissons donc du coup la route plus tôt que prévu pour rejoindre Jasper. N’ayant pas eu notre dose de sport pour la journée, nous décidons d’aller grimper dans la nouvelle salle de bloc qui vient d’ouvrir. Après une grosse heure et demie de grimpe nous finissons la journée dans un jacuzzi bouillant. Rien de mieux pour se détendre.
Le 02, nous partons en direction de Maligne Canyon, un magnifique endroit que nous avions visité l’été dernier. Nous avons hâte de le voir avec les paysages d’hiver. Normalement nous avions prévu d’escalader les belles cascades dans le canyon, nous sommes revenus en partie pour ca. Mais c’est trop tôt dans la saison, les cascades ne sont pas encore en conditions. Nous ferons donc une belle rando de trois heures le long de ce magnifique canyon enneigé. Les cascades commencent à se former, c’est vraiment très beau. Nous retournons ensuite en ville car ce soir nous sortons. Nous allons voir un match de Hockey sur glace. C’est le premier match du tournoi qui a lieu tout le weekend, catégorie adolescent 12-14 ans ! Et ben ca déménage ! Ils ne rigolent pas les jeunes. Ce n’a rien d’une rencontre amicale. If faut voir la rapidité et la précision de leur jeu. Moi je vous le dis, il y a de la graine de champion là-dedans. Ca donne trop envie d’aller sur la glace avec eux. Nous nous contenterons de manger nos bons hamburgers au milieu des supporters. Vraiment une soirée très sympa.
Le 03, journée shopping sous des flocons de neiges énormes dans la belle petite ville de Jasper. C’est très agréable, ici tous les gens doivent se connaître. Nous sommes ici que depuis trois jours et les gens nous reconnaissent partout où nous allons. On nous parle, nous offre des cafés, c’est très convivial, nous pourrions vivre ici, c’est tellement agréable. Puis grosses courses avant de repartir demain dans les rocheuses. En fin d’après-midi, pour ma part, je retournerai faire deux heures de bloc et une heure de renforcement musculaire avant d’aller un peu nager dans la piscine. Le soir nous retournons voir un match, mais une rencontre amicale d’adulte cette fois. Le jeu est beaucoup moins rapide mais les équipes sont du même niveau, alors belle bataille quand même.
Le 04, réveil de bonne heure, bon petit déjeuner et nous prenons la route pour le Mont Kerkeslin en direction de Lake Louise. Chouette, nous sommes à nouveau sur cette belle route au milieu des rocheuses. Après environ 30 Kms nous voilà arrivés. Au programme une des plus belles cascades du Parc de Jasper, Kerkeslin Falls, 310 mètres de grade 3 engagement 3. Une heure de marche est annoncée. Mais aucun signe de sentier ou de traces de pas. Nous partons donc à l’aventure dans la foret en direction de la cascade. Après une bonne heure de marche avec de la neige jusqu’aux genoux nous voici au dessus du Canyon que nous devons emprunter pour rejoindre la cascade. Manque de peau nous sommes allés trop loin, impossible de descendre dedans. Nous devons donc rebrousser chemin pour le récupérer plus bas. Après une bonne heure supplémentaire, nous sommes enfin au pied de la cascade. Nous en avons déjà plein les jambes. Mais la beauté du départ de la cascade fait vite oublier la longue et fatigante marche d’approche. J’attaque la première longueur, un beau grade 2, qui permet de prendre confiance pour la suite. Je trouverai le relais enfouit sous un mètre de neige fraîche. Pauline se régale dans la première longueur, rien à voir avec Weeping Wall. La deuxième longueur fut sympa mais il n’y a pas encore beaucoup de monde qui est passé par ici, alors je dois déblayer la neige puis purger la couche de mauvaise glace. Pour moi c’est plus fatiguant. Nous arrivons maintenant à la troisième longueur, ouah elle est magnifique ! Un beau mur de glace d’environ 30 mètres. Nous nous rendons compte qu’en fait il y a une erreur dans notre topo. La voie ne fait pas 310 mètres mais 130. Nous sommes donc à la dernière longueur, ce qui nous arrange car nous n’aurions pas eu le temps de tout faire. Belle escalade dans cette longueur, un peu gâchée pour ma part par car j’ai fait le dernier tiers avec la main gauche complètement gelée. Résultat, onglets à l’arrivée, c’est horrible. Heureusement une bonne paire de moufle bien chaude arrangera mon problème. Du coup je me ferai le luxe de la refaire en moulinette après notre descente en rappel. Après deux autres rappels nous reprenons le chemin du retour. Nous mettrons encore une heure et demie en empruntant un chemin différent pour retrouver notre camping car. Nous finissons à la frontale une fois de plus. Un peu de repos pour Pauline et pour ma part je ferai un peu de cuisine. Et oui demain c’est l’anniversaire de mon amoureuse, alors je lui prépare un bon gâteau au chocolat pour l’occasion.
Le 05, bon anniversaire Pauline ! Je me lève de bonne heure avant Pauline afin de terminer le gâteau. Un bon et joli nappage à la vanille et le tour est joué ! Pour son anniversaire nous avons programmé de gravir une jolie cascade assez facile que Pauline a choisie, « Melt Out » un grade 3 de 100 mètres engagement 3. Après un bon petit déjeuner d’anniversaire préparé avec amour nous prenons la route. Nous faisons une petite pause afin de couper un petit sapin sur le bord de la route. Ce sera notre arbre de Noël. Nous n’avons pas dégradé la nature, c’est un arbre qui aurait été coupé le printemps prochain par les services du parc. Après 60 kms environ en direction du Glacier Athabasca, nous apercevons la cascade. Ce qui est sympa aujourd’hui c’est que nous avons que 15 min de marche d’approche. Nous sommes donc très rapidement au pied de celle-ci. Chouette elle est toute déneigée et la glace a l’air purgée, des grimpeurs ont du venir hier. Je m’empresse de partir dedans et en effet c’est un régal. J’arrive en haut de la première longueur, je tombe sur un joli replat tout enneigé. Un rocher plat recouvert de neige m’offre l’occasion d’écrire un message d’anniversaire pour Pauline et de lui déposer un premier petit cadeau. J’installe un relais sur broche et je l’assure. Arrivée sur le replat, elle découvre sa surprise, la joie se lit sur son visage. Après avoir ouvert son cadeau nous voilà repartis pour la seconde longueur qui est encore plus belle que la première. Le soleil est de la partie, c’est génial, la nature nous offre des paysages splendides. Dernière longueur dans un canyon un peu étroit tout enneigé. Redescente en trois rappels. Retour au camping car de bonne heure. Et oui ce soir c’est fête ! Après une vingtaine de kms nous nous garons à Chaînon Parker pour la nuit. Début des festivités, apéro avec pistache. Pauline adore ça ! Ensuite un bon petit plat préparé par mes soins et pour finir, le meilleur, le gâteau et les cadeaux ! Je peux vous dire qu’elle a été bien gâtée la ptite Po. Au lit et pour une longue nuit, nous sommes bien fatigués de nos dernières journées de sport alors demain c’est repos complet au milieu des magnifiques rocheuses
Le 06, nuit pas très reposante, le vent a soufflé très fort toute la nuit faisant bouger le camping car. Pauline est même sortit en pleine nuit voir si une avalanche ne risquait pas d’arriver sur nous, mort de rire ! Heureusement nous avons toute la journée pour se reposer. Mais pour nous repos ne veut pas dire s’asseoir dans un fauteuil avec un livre. Nous commencerons la journée par déneiger l’accès aux toilettes avec nos pelles à neige. Ensuite réorganisation et rangement du camping car, Stéphanie, ma sœur, arrive bientôt, nous lui préparons donc un beau lit. Nous prenons ensuite la route jusqu’à l’auberge de jeunesse du Ruisseau-Rampart pour le meilleur moment de la journée, un sauna dans un petit chalet de bois au milieu de la forêt. Ne prenant pas de nuitée ayant notre camping car, nous paierons Ken, le responsable de l’auberge, en Banana Pancakes pour le goûter. Après avoir sympathisé avec lui nous allons tous les trois allumer le poêle du sauna. Le pied, au bout de 45 min chaleur, chaleur ! Tu alimentes le poêle avec des bûches, tu vas chercher de l’eau dans la rivière gelée à l’extérieur et tu la verse sur les pierres bouillantes. C’est trop bon les vacances ! Pour finir la journée, au lit de bonne heure, demain nous avons une grosse journée.
Le 07, réveil de bonne heure, petit déjeuner énergétique au flocon d’avoine, 10 Kms de route et nous partons pour une grosse heure et demie de marche pour rejoindre « Murchison Falls. Une des célèbres cascades des rocheuses, 180 mètres de grade 4+ avec un engagement de 3. Au pied de la cascade nous nous changeons, nous sommes trempés de transpiration, la marche d’approche monte tout le long. Et nous avons fini avec de la neige jusqu’aux cuisses le dernier quart d’heure. Le début pour rejoindre le mur de glace se fait normalement sans corde mais pour ma ptite Pauline pas question, je ferai donc un premier relais pour qu’elle me rejoigne encordée. Nous voilà maintenant dans la première longueur qui se fait sans aucun problème aussi bien pour Pauline que pour moi. Par contre le mur de glace de la deuxième longueur est très impressionnant, 60 mètres de glace verticale. Mais Pauline à l’air plus sereine que dans Weeping Wall, c’est agréable, du coup je peux me concentrer sur moi-même. Et heureusement car je mettrai un long moment pour gravir cette longueur. Je n’ai jamais été aussi lent. Malgré les cotations moyennes sur l’engagement, il y a un engagement de dingue. Il n’y a aucun repos, c’est vertical à souhait, la glace est remplit d’air ce qui n’arrange en rien la pose des protections et lorsque que tu trouves enfin de la bonne glace, elle est hyper dure, alors le brochage est très difficile. Ceci a une explication, nous apprendrons en fin de journée qu’en fait il fait très froid aujourd’hui, entre -15 et -20°C, c’est aussi pour ca que nous sommes autant ralentis. Une fois aux deux tiers de la longueur je me rends compte que je n’ai plus beaucoup de broches, l’idée de faire un relais intermédiaire vient en moi. Mais négatif, l’endroit serait sûr mais beaucoup trop exposé pour Pauline, elle va angoisser un max, je ne veux pas lui infliger ca. Alors après quelques pauses de méditation, accroché au bout de mes piolets, je prendrai sur moi pour sortir de cette longueur en espaçant d’une dizaine de mètres mes deux dernières broches. Une fois au relais, j’annonce à Pauline qu’elle peut me rejoindre, et surtout qu’elle prenne confiance en elle afin de profiter de cette longueur, car je n’irai pas dedans tous les jours. Et bien je peux vous dire qu’elle s’est très bien débrouillée malgré la difficulté et la sortie en traversée d’une dizaine de mètres avec un risque de pendule du aux broches espacées, chapeau. Nous voilà maintenant à la moitié de la voie seulement, il reste encore 90 mètres. Nous regardons notre montre ? Quelle heure ? Quoi ? Il est 15h40, négatif, nous ne finirons pas cette cascade, il ne nous reste pas assez de temps, les derniers 90 mètres sont aussi difficiles que la dernière longueur avec un crux (difficulté) à la sortie et en plus nous devons concevoir des lunules pour les rappels (réaliser deux perçages dans la glace avec une broche pour fixer une cordelette afin de pouvoir redescendre en rappel dessus). C’est voie est vraiment surprenante, un mur de glace de 180 mètres sans replat, il faut avancer très vite pour pouvoir la gravir complètement en une journée à cette époque là de l’année, car les jours sont très courts. Du coup nous prenons un petit moment pour boire un bon thé chaud et manger un peu avant de redescendre. Mais très rapidement car il commence à faire très très froid. Ca y est je descends en rappel. Et sur une lunule ! Je peux vous dire que ca fait bizarre, si tu veux de l’adrénaline, tu es servis. Bonne nouvelle, elle a tenu. Et oui sinon vous ne seriez pas en train de lire ce mail. D’ailleurs elle a tenu aussi pour Pauline. Après deux autres rappels nous sommes à nouveau au pied de la cascade. La nuit tombe, il nous reste une bonne heure et demie de marche pour rentrer. Mais nous commençons par une bonne descente en luge sur les fesses dans la neige, trop rigolo! Une fois arrivés nous nous empressons d’allumer le chauffage dans le camping car pour se réchauffer. Nous avions prévu d’aller jusqu’à Lake Louise ce soir mais nous sommes trop crevés de cette longue journée dans le froid. Nous dormirons même au bord de la route par flemme de se déplacer. Un gros repas pour reprendre des forces et au lit de bonne heure. Pour ma part je suis vidé, j’ai beaucoup donné aujourd’hui aussi bien physiquement que psychologiquement. Ah mon lit !
Le 08, je me réveille, j’ouvre les yeux et pour la première fois il y a quelque chose de différent. Le plafond est complètement recouvert de givre, les vitres sont remplies de glaces, tout est gelé. Notre camping car se transforme en igloo. Je me lève pour allumer le chauffage. Je suis saisi immédiatement par le froid, je retourne vite sous la couette le temps que l’air se réchauffe. Nous avons battu le record, il a fait -25°C dans la nuit. Le moteur a du mal à démarrer et lorsque qu’il démarra un bruit bizarre surgit. Mais après plus rien, nous prenons donc la route en direction de Lake Louise. Arrivée dans la matinée, nous organisons notre journée et celle de demain. Un nouveau trip, monter dormir au refuge Elisabeth Parker, un refuge du Club Alpin Canadien dans le Parc de Yoho près du Lac O’hara. Nous y parviendrons en ski de fond par une piste 12 kms. Le temps de tout organiser, nous partons qu’à deux heures de l’après-midi alors inutile de vous dire que nous sommes arrivés à la frontale. Nous trouvons le refuge. Nous avons trop de chance, il n’y a que nous, alors qu’il est prévu pour vingt personnes. Par contre du coup il fait très froid. Nous nous empressons d’allumer le poêle à bois que nous ne quitterons pas de la soirée. Nous cuisinerons même dessus. Ce refuge est magnifique, c’est un chalet tout en bois, nous adorons, nous nous sentons vite comme chez nous. Nous avons le choix pour dormir, vingt places s’offrent à nous, nous choisirons bien entendu celles près du poêle afin de l’alimenter dans la nuit.
Le 09, pour la première fois depuis longtemps nous n’avons pas de glace au plafond, du coup nous pouvons trainer un peu au lit, ce qui ne nous est pas arrivé depuis longtemps. Nous relançons le poêle, étant que tous les deux, nous ne sommes pas pressés de repartir. Nous feront même du ménage à l’intérieur avant de découvrir à l’extérieur l’endroit magnifique dans lequel nous sommes. Dans la matinée je fendrai des bûches de bois au milieu de la forêt et des montagnes avant d’apprendre à Pauline à le faire. Au bout d’un quart d’heure elle fendra ses premières bûches. Nous rentrerons ensuite nos bûches dans le chalet. Pas de doute, nous sommes bien au Canada, et cette vie au milieu de la nature me plaît. Déjeuner au chaud devant le poêle et il faut maintenant penser à redescendre. Nous ferons à nouveau 12 kms de ski de fond dont les deux tiers en descente. Nous nous sommes bien éclatés parfois même la tête dans la poudreuse. Les paysages sont magnifiques, le soleil est avec nous et le froid aussi. Nous nous réchaufferons par un bon chocolat chaud en fin de journée puis nous ferons à nouveau un tour de passe-passe pour accéder au Jacuzzi de l’hôtel. Nous nous brancherons sur une prise de courant d’un hôtel pour avoir un peu de chauffage, il est annoncé -20°C pour la nuit.
Le 10, plus facile de se lever ce matin avec le chauffage. Route pour Banff où nous ferons un peu de shopping. Ainsi qu’à Canmore dans l’après-midi. Je dois m’acheter une nouvelle paire de piolet car j’en ai marre de m’exploser les doigts avec ceux que j’ai actuellement. Le soir nous nous garons tout près du Mont Rundle. Préparation de nos sacs et au lit très tôt car demain nous prévoyons une grosse journée.
Le 11, réveil à 5h00, gros petit déjeuner énergétique. Départ à 6h00 pour deux heures de marche d’approche afin d’atteindre « Professor Falls », peut-être la cascade la plus célèbre des rocheuses, 280 mètres de grade 4 avec un engagement de 3. Nous partons sous des petits flocons de neige, cela va certainement s’arrêter, la météo a annoncé un beau soleil pour aujourd’hui. Nous faisons une petite pause au bout d’une heure de marche. Pauline est septique sur notre heure de départ, car il fait jour que vers 8h00. Elle ne me le dit pas mais je sais très bien ce qu’elle pense. « Mais pourquoi il nous a fait partir si tôt, il est fou! » Moi je suis convaincu de savoir ce que je fais. D’ailleurs, nous sommes arrivés à 8h00 au pied de la cascade et une demi-heure plus tard après s’être préparés nous attaquions la cascade de jour. Et quelle cascade. Il nous faudra en tout cinq heures pour gravir toutes les longueurs toutes plus belles les unes que les autres. Nous réaliserons cette belle ascension avec de la neige tout le long avec de gros flocons par moments. Mais ce qui est chouette quand il neige c’est qu’il fait doux, environ 0°C. Du coup nous n’avons pas froid et surtout la glace est très agréable. (Plantés de piolets et brochages faciles). Nous mettrons environ une heure et demie pour effectuer tous les différents rappels. Nous avons bien mérité notre sandwich au pied de la cascade. Tu m’étonnes, il est quinze heures, nous étions tellement à fond dans ce que nous faisions de magnifique, que nous n’avons quasiment rien mangé depuis dix heures. Nous sommes très heureux d’avoir gravis cette fabuleuse cascade. Nous ferons à nouveau deux heures de marche pour rentrer. Nous décidons d’aller nous détendre dans la piscine extérieure à 39°C alimentée par les sources naturelles d’eaux sulfureuses sur les hauteurs de Banff. C’est excellent, nous sommes dans l’eau et il nous tombe des gros flocons de neiges sur la tête. Quel bon moment une fois encore ! Gros diner, nous devons reprendre des forces. Et la journée est encore loin d’être finit. Nous devons encore faire 2h00 de route enneigée pour rejoindre Calgary. Stéphanie arrive demain matin à l’aéroport et nous devons être au garage à 7h30 pour faire la vidange du camping car. Une chose est sûre, nous allons bien dormir.
Le 12, ouh ! Le lever est dur ! Mais nous n’avons pas le choix. Après deux heures d’attente nous récupérons notre camping car. Seulement il y a peut-être un problème sur le circuit de refroidissement. La pompe à eau serait peut-être hors service. Il manquait trois litres de liquide. Je dois donc contrôler ca de près et peut-être trouver la fuite. Nous verrons bien. Fin de matinée nous récupérons Stéphanie à l’aéroport. Nous lui faisons visiter notre maison roulante et lui présentons sa chambre. Après un bon déjeuner, après-midi grosses courses sur Calgary. Le soir nous sommes tous bien fatigués, mais nous nous faisons quand même un bon restaurant pour fêter nos trois anniversaire ensemble. « Sakana Grill », un très bon Japonais, nous avons un cuisinier qui nous prépare des plats succulents devant nous sur une plaque chauffante. Par la même occasion nous prenons un « Love Boat Deluxe », un bateau en bois remplit de Sushis, maquis, et autres, afin de faire découvrir ces spécialités à Stéphanie. Un régal ! Premier bon moment ensemble.
Le 13, nous prenons la route pour Banff. Nous voulons faire visiter à Stéphanie cette petite ville au milieu des rocheuses qui lui plaira certainement. Petite après-midi shopping dans de magnifiques boutiques avant de lui faire découvrir la fameuse piscine d’eau sulfureuse. Détente assurée. Pour finir la journée en beauté, décoration de notre sapin de Noël et du camping car.
Le 14, nous allons ce matin visiter « Johnson Canyon » sur la roue 1A en direction de Lake Louise. Belle randonnée de cinq Kms au milieu du Canyon gelé avec de jolis paysages recouverts de neiges. Les cascades de glaces sont en train de se former, Pauline et moi ne sommes donc pas frustrés de ne pas les gravir. Petit pique-nique au soleil dans le Canyon. En début d’après-midi nous reprenons la route en direction de Lake Louise afin d’arriver de jour pour faire visiter ce bel endroit à Stéphanie. Nous ferons une belle petite randonnée sur le lac complètement gelé. C’est une première pour tous les trois. Pour Pauline et moi nous voyons Lake Louise sous un autre angle. Cet endroit est si beau, nous nous y plaisons et apparemment Stéphanie aussi. Il y a deux patinoires sur le Lac, une petite pour le Hockey et une grande pour patiner plus calmement. Avec Pauline nous rêvions de patiner sur le Lac, c’est aussi pour ca que nous sommes revenus ici. Ce qui est chouette, c’est que Stéphanie est motivée aussi. Alors direction le centre pour louer des patins. Pauline et moi louerons aussi des crosses de Hockey. J’achète « une rondelle » (nom québécois pour le palet) et, nous retournons sur le lac de nuit. Nous attaquons tranquillement à patiner tous les trois sur la grande patinoire. En ayant déjà tous fait étant plus jeunes nous reprenons assez vite confiance. Du coup avec Pauline nous nous orientons vite sur la petite afin de jouer au Hockey, un rêve de gamin pour ma part. Nous nous sommes éclatés et bien dépensés. Stéphanie a essayé un peu la crosse, mais elle préfère patiner plus calmement. Tu m’étonnes il y a déjà deux boules de nerfs sur la glace, Pauline et moi. Petite pause devant un feu dans un foyer au bord de la patinoire avant de rentrer manger et dormir.
Le 15, avec Pauline nous voulons faire une dernière cascade dans les rocheuses avant de faire plusieurs jours de route. Nous prévoyons de traverser tout le pays afin de rejoindre le Québec. Nous risquons d’exploser par manque de sport durant ce long voyage. Nous décidons de refaire l’ascension de Louise Falls mais avec la dernière longueur cette fois. Alors réveil de bonne heure. Mais ce qui est génial maintenant, c’est que Stéphanie peut nous enclencher le chauffage en tendant le bras depuis son lit. Alors nous pouvons nous lever plus facilement. Bon déjeuner et c’est partit ! Il neige un peu pendant la marche d’approche. Pour changer un peu nous décidons de traverser tout le lac. Nous avons juste eu une petite surprise lorsqu’au milieu nous avons du enjamber une fissure traversant tout le Lac dans sa largeur. Enfin nous sommes bien arrivés au pied de la cascade. La neige s’est arrêté et très vite le froid est arrivé, environ -15°C. Je me régalerai dans la première longueur malgré le brochage difficile du au froid. Pauline trouvera cette première longueur toujours aussi difficile. Dans la deuxième il y a des changements. Beaucoup d’eau a coulé sur la glace existante, ce qui rend la cotation plus facile. Et pour cette fois, j’ai une photographe dans mon dos au pied de la cascade. Stéphanie est venue nous voir pratiquer ce sport de dingues après une belle randonnée le long du lac. C’est sympa pour nous. Nous arrivons vite à la dernière longueur. La plus belle mais la plus dure aussi, un beau cigare de grade 5. Il va falloir s’accrocher ! Mais je suis bien motivé, en plus j’aurai de belles photos car Stéphanie est montée plus haut dans la montagne au milieu de la poudreuse pour nous photographier. Malgré la verticalité et la glace pleine d’air j’arriverai en haut de cette belle longueur. Pauline trouveras ca très exposé, elle y arrivera quand même, épuisée à l’arrivée. Mais vous inquietez pas elle a de la ressource. Stéphanie partant pour continuer de se promener rigolera plus bas en entendant les commentaires de Pauline dans la dernière longueur. Deux rappels pour redescendre et nous nous dépêchons de retrouver Stéphanie au camping car pour déjeuner tous les trois. Nous retournons à nouveau patiner sur le lac mais de jour cette fois. Nous jouerons à nouveau au Hockey malgré quelques courbatures de nos 100 mètres d’escalade. Stéphanie s’y mettra même, jouant contre Pauline. Cinq heure, -12°C, la nuit, il est bien temps d’aller boire un bon chocolat chaud dans l’un des restaurants de l’hôtel avant de ramener le matériel. Nous revenons une petite heure plus tard dans l’hôtel pour faire un dernier tour de passe-passe pour accéder à l’espace détente avec Jacuzzi, hammam, piscine. Il faut que Stéphanie en profite aussi. Pour finir la journée, le plus dur, deux heures et demie de route pour rejoindre Calgary. Et oui nous avons rendez-vous au garage demain matin. Nous avions bien un problème sur le circuit de refroidissement, la pompe à eau perd trois litres de liquide toutes les nuits. Vous souvenez du bruit un matin dans les rocheuses ? Et bien la pompe a gelé à cause du liquide qui ne devait plus être bon, du coup elle a forcé au démarrage, ce qui l’a endommagée. Nous devons donc la faire remplacer avant de prendre la route.
Le 16, réparation comme prévu. Grâce à l’excellent service du garage nous nous faisons déposer dans la ville près d’un grand centre commercial. Ce qui nous permettra de patienter car il y en a pour la journée. Fin d’après-midi nous récupérons notre véhicule. Nous prenons donc la route en direction de l’Est. C’est partit pour de nouvelles aventures.
La vie engendre la vie. L’énergie crée l’énergie. Ce n’est qu’en se dépensant soi-même qu’on devient riche.
Sarah Bernhardt (1844-1923)
Passez de Joyeuses fêtes de fin d’année.
Thomas et Pauline
Amis lecteurs, bonjour !
Désolé, pas de nouvelles depuis un long moment, mais vous comprendrez pourquoi en lisant ce mail. D’ailleurs à ce sujet, vous pouvez vous asseoir, car j’ai plein de belles choses à vous raconter. Mais avant toute chose je tiens à vous dire que la Région de Moab dans l’Utah est un paradis pour les sportifs. Il y a de l’escalade, du canyon, de la rando, du VTT, du canoë, du kayak, du rafting, du cheval, de la moto, du 4X4 et j’en passe. Nous avons bien entendu pratiqué quelques uns de ces sports. Si cela vous intéresse, lisez la suite.
Le 08, il fait beau, nous retournons à Canyonland bien décidés à visiter ce parc. Nous faisons tous les points de vue d’Island in the Sky. Un plateau énorme surplombant les canyons immenses creusés par le Colorado à l’Est et par la Green River à l’Ouest. C’est très beau. Mais comme tous les canyons cela doit être plus beau vu d’en bas, nous organiserons donc une autre journée dans ce coin du Parc lors de notre séjour. Sur la route nous visitons aussi Dead Horse Point, un autre plateau dominant le Canyon du Colorado, c’est très beau aussi, mais pour ma part j’ai ma dose de points de vue pour aujourd’hui. Et puis demain au programme c’est escalade, alors je m’impatiente un peu, je suis pressé d’arriver sur le secteur. Nous repassons près de Moab pour prendre la fabuleuse Scenic Byway 128 dans la Vallée du Colorado en direction des Fisher Towers. Cinquante kilomètres de paysages magnifiques du Colorado avec un soleil de fin d’après-midi aux couleurs d’hiver. Fabuleux. Nous apercevons maintenant au loin les Fisher Towers (tour de gré et de boues séchées au milieu du désert), de là où nous sommes elles paraissent affutées comme des lames. Quelques instants plus tard Pauline m’annonce la piste y menant. Nous voilà sur une piste de terre rouge comme dans les films, tout se passe bien sur 1km avant de tomber face à un ruisseau. Nous analysons. Bon allez, ce n’est pas profond, nous le traversons et continuons. Nous le retraverserons une dizaine fois ensuite sur la piste qui vient tout juste d’être refaite suite aux intempéries des jours précédents. Après avoir fait plusieurs kms, traversés le ruisseau, longés un précipice nous nous rendons compte que nous ne sommes pas sur la bonne piste, mais sur Onion Creek, une piste de 4X4. Il est trop fort notre camping car ! Demi tour, il faut tout retraverser, pour ma part je me suis éclaté, Pauline aussi je crois, sauf au moment du précipice. Nous reprenons la route avant de trouver la bonne piste cette fois. Après 2 kms seulement nous nous posons pour la nuit au camping au pied des Fisher Towers. Nous nous couchons tôt, demain est une journée importante pour nous. L’ascension d’une des Fisher Towers, Ancien Art par la voie Stolen Chimney (une des voies les plus aériennes au monde). C’est un des premiers projets d’ascension du voyage que nous avions trouvé en France avant notre départ. Six mois plus tard nous y sommes, comme quoi il faut savoir être patient dans la vie. Allez bonne nuit.
Le 09, il est tôt, nous sommes dans le lit sous la couette. C’est aujourd’hui le grand jour tant attendu. Mais j’ai un problème, je ne comprends pas ce qui m’arrive, d’habitude lorsque je vais grimper je me lève tôt et sans problème. Mais ce matin je n’y arrive pas. Pourquoi ? N’est ce pas le bon jour ? Quinze minutes plus tard je trouvai la réponse à mes questions. Des morceaux de glace se décrochent des vitres au dessus de notre lit. Il a gelé très fort la nuit dernière et il fait très froid dans le camping car, c’est pour cela que je n’arrivai pas à sortir du lit. Ouf ! Du chauffage, un bon petit déjeuner énergétique et nous voilà partis pour réaliser notre ascension sous un magnifique soleil. Après 25 minutes de marche nous voici au pied d’Ancien Art, c’est incroyable et magnifique. L e temps de se préparer et c’est partit. La première longueur m’échauffe bien, Pauline passera derrière en artif les passages durs. Deuxième longueur, une magnifique cheminée, facilement protégeable, avec parfois des fissures de boues séchées, où bien entendu tu ne peux pas protéger. Troisième longueurs assez courte et aérienne. A la fin de celle-ci tu te rends compte que la quatrième longueur, pilier tordu et fin, ne repose en fait uniquement sur de la boue séchée et n’est pas solidaire du rocher. Pauline commence un peu à perdre ses moyens, ses angoisses et ses peurs du vide remonte à la surface, c’est le cas de le dire vu l’exposition! Elle arrive difficilement au relais, elle se vache (s’accroche), je ne l’ai jamais vu comme ca. J’essaye de la rassurer, mais rien à faire. Elle me dit, je ne pense pas que je ferai la dernière longueur. Je lui réponds, ben on verra bien. Mais pour l’instant c’est à mon tour ! Et moi c’est le pied total. J’y vais, pour commencer, dix mètres de traversée debout sur une arête très étroite, ensuite je récupère le pilier et là commence une escalade aérienne et biscornue. C’est extra, par contre il faut avoir le moral, les points de protection sont impressionnants ; goujon de 6mm rouillés, clou planté directement dans la roche pleine (cela donne une idée de la dureté du Gré) Il faut mieux rester vigilent, tu es dans l’air total au dessus du désert et en plus tu sais que ce pilier n’est pas éternel, si tu veux des sensations, viens ici ! Et alors le sommet, le pied enfin les pieds ! Car là haut il n’y a que de la place pour eux, et rien d’autres, tu es debout sur 50 cm2 de rocher. Le désert tout autour de moi, le vide, une vue aérienne de toute beauté, j’imagine maintenant ce que peux ressentir un oiseau perché. D’ailleurs en moi l’envie de faire la redescente en parapente ou en best jump, mais je n’en ai pas sur moi et puis je ne peux pas laisser Pauline ici. La pauvre, est elle complètement terrorisée, alors que moi en haut du pilier je me mettrai même les fesses à l’air pour la photo. Enfin, après une descente en moulinette afin de récupérer le matériel, je la rejoints. J’essaye de la motiver pour qu’elle fasse la dernière longueur afin qu’elle n’est pas de regret, mais négatif. Nous redescendons en rappel tout les deux, heureux quand même. Nous finirons cette journée d’escalade par deux belles voies sur un autre pilier moins aérien. Sur celui-ci, Pauline accédera au sommet et aura à son tour de belles photos. Ayant eu une magnifique vue toute la journée sur Castleton Tower (une tour perchée en haut d’une colline au milieu du désert), nous prenons la route dans sa direction. C’est notre programme de demain. Nuit près du camping des grimpeurs, et il y en a pas mal, avec le même projet que nous. L’ascension de la tour.
Le 10, la nuit a encore été fraîche. Mais nous sommes toujours aussi motivés. Heureusement car il y a une grosse heure de marche d’approche et sa monte dur. Nous sommes au pied de la tour, c’est de toute beauté, une tour de légende. Beaucoup de grimpeurs connus sont passés par ici. Mais aujourd’hui c’est au tour de Pauline et Tomtom. Nous avons choisis comme voie Kor-Ingalls Route, elle est exposée au soleil toute la journée, ce qui n’est pas négligeable vu le froid. La première longueur t’annonce bien la difficulté des cotations. La deuxième, encore une cheminée, la roche est glaciale. Les longueurs suivantes sont au soleil, mais alors qu’est ce que c’est dur. Des parties très exposées non protégeables, Pauline, en moulinette pourtant, se fera violence pour grimper certains passages. Mais la vue au sommet vaut largement la difficulté de l’ascension. Et alors le rappel, vertical à souhait. Fin d’après-midi, le froid arrive, nous redescendons de la colline. Nous arrivons au camping-car, nous en avons plein les jambes et pour ma part, pleins les bras, j’ai vraiment donné aujourd’hui. Nous rejoignons Moab pour la nuit.
Le 11, lors des deux journées précédentes nous avons sympathisé avec un binôme de grimpeurs. Rom, américain et Gareth, Anglais. Aujourd’hui nous avons rdv avec eux pour faire une ascension très ludique. Looking Glass Rock, un rocher incroyable au milieu du désert. L’escalade est facile et n’a rien d’extraordinaire, seulement quatre longueurs. En fait tu grimpes pour faire la redescente. Un rappel de 60 mètres en fil d’araignée sous le rocher creusé par l’érosion, que tu viens d’escalader. C’est fabuleux. Pour les photos, c’est top. Ensuite petit thé chaud tous ensemble dans le camping-car, il fait très froid, la neige est annoncée. Retour sur Moab.
Le 12, rien d’extra, la météo est pas terrible, alors repos et obligations hebdomadaires.
Le 13, la météo n’est pas extra encore aujourd’hui, mais un jour de repos, pour nous ca suffit. Alors direction Coronna Arch. Nous empruntons la magnifique route 279 pour nous y rendre. Petite randonnée pour rejoindre l’Arche. La particularité de cette Arche, tu peux allez dessus et faire un magnifique rappel de 50 mètres en fil d’araignée. C’est ce que nous avons fais bien entendu. C’était fun. La météo pour demain est bonne, ca y est c’est enfin le départ pour Indian Creek, un autre moment tant attendu. Un paradis pour la grimpe et la mecque mondiale des fissures. Arrivée de nuit sur le parking du secteur Supercrack Buttress. Je suis pressé d’être demain.
Le 14, il n’y a pas besoin de me tirer du lit aujourd’hui. Les fissures m’attendent. Petit déjeuner, nous allons sur le secteur en attendant Gareth. Et oui la particularité d’Indian Creek, c’est qu’il n’y a que des fissures parfaitement rectiligne à escalader. Le problème c’est qu’il te faut beaucoup de friends (protection) et souvent de la même taille, parfois il t’en faut même un quinzaine de la même taille. Alors ici tu t’organises avec d’autres grimpeurs pour avoir assez de matériel. Le côté sympa, c’est que du coup tu rencontres plein de monde. Nous attendons donc Gareth et son matériel ! En attendant je demande à des grimpeurs de poser ma corde dans une voie. Et pas la plus moche, The Incredible Hand Crack, une des plus belles de la région, cotation 5.10. Ici les cotations c’est juste pour t’aiguiller, il n’y a pas beaucoup de compléments aux cotations car ca dépends de la taille de tes mains et de tes doigts. Je m’explique tu peux réussir une voie en 5.10 parce que tu as des petits doigts mais tu peux ne pas réussir une autre voie en 5.10 parce que tu as des petites mains. C’est très aléatoire. Me voilà donc partis en moulinette pour m’échauffer, le début se fait sans problème pour ma part, mais arrivé aux deux tiers pas moyen de passer. C’est de la folie, je suis censé être dans du 6a /6b mais je suis en position du cochon pendu contre une dalle lisse dans une fissure trop large pour mes mains. Je n’ai pas envie de me blesser à l’échauffement j’y retournerai plus tard. Gareth étant arrivé, c’est à son tour, il se débrouillera très bien, avec des difficultés dans le devers il arrivera en haut de cette fissure pas évidente mais magnifique. Au tour de Pauline maintenant. Le départ est déjà difficile pour elle, ça tire les bras. Mais après avoir trouvé les bonnes techniques elle arrivera jusqu’au dévers d’où elle redescendra pour ne pas se blesser pour la suite. A mon tour d’y retourner, pas question de ne pas y arriver. Après plusieurs reprises j’arriverai enfin à passer tant bien que mal ce dévers. Petite note, heureusement que nous étions en moulinette. Nous nous orientons maintenant sur la fissure la plus parfaite et la plus connue au monde, « Supercrack ». Impossible de venir ici et de ne pas grimper cette fissure. Mais cette fois je suis bien motivé pour y aller en tête. Nous sympathisons avec un couple Australien, ce qui nous permet à tous d’avoir assez de friends pour grimper cette fissure. Gareth décide d’y aller le premier, grrrr ! J’ai trop envi moi aussi. Mais au bout d’une dizaine de mètre il du redescendre par manque de friends. Je pense qu’il était déjà un peu cuit aussi et qu’il a pris un coup au moral en voyant la suite. Alors du coup c’est moi qui parts en tête. Sur mon baudrier, 8 friends n°3, 4 friends n°2, et 2 petits, je peux y aller. J’enchaîne sans difficulté le premier tiers, mes mains ont la bonne taille, je me reprendrai à plusieurs fois ensuite pour finir la voie, car la fissure s’élargit et je n’ai pas beaucoup d’expérience dans ce style d‘escalade. Et puis c’est très vertical surtout. Par contre les verrouillages de mains et de pieds sont incroyables. En effet une fissure parfaite. Gareth y retournera ensuite mais protection posées, ce qui n’est pas négligeable. Il réussira mais avec pas mal de repos entre les points, c’est très physique comme escalade. Il est heureux, c’est son premier 5.10 en tête durant son voyage. Au tour de Pauline maintenant, en moulinette bien sur. Et ben croyez-moi ou pas, malgré ses petites mains elle s’est très bien débrouillée. Avec des repos de en temps elle ira jusqu’en haut et redescendra heureuse et bien fatiguée. J’en profite que la corde est posée pour y retourner en moule afin de progresser. Et cela se passera très bien, je suis content d’avoir enchaîné cette voie et d’avoir compris certaines techniques. Cela motive, du coup je finirai la journée par un 7a+ en moule dans une fissure à doigt. Que du bonheur, je me sentirais même d’y aller en tête. Mais on verra plus tard. C’est déjà une grosse journée pour les muscles. Et puis ce soir c’est fête, nous avons un invité au camping-car, Gareth.
Le 15, ce matin nous partons tous les trois sur le secteur ensoleillé de Donnelly Canyon où nous devons retrouvez nos amis Australien pour escalader Generic Crack, une autre fissure exceptionnelle de 40 mètres d’une cotation 5.10. Mais avant ca, échauffement dans deux magnifiques 5.9, Binou’s Crack et Chocolate Corner. Aujourd’hui je ferai tout en tête, Gareth est fatigué de la veille et puis je crois qu’il a beaucoup prit sur lui pour réussir Super Crack. Pauline bien entendu préfère grimper en second et puis ici tout est dur, il n’y a pas de voie facile. Mais moi ca me convient, en plus j’ai acquis pas mal de technique entre hier et aujourd’hui, donc tout roule. Je me régale dans les deux 5.9 à part ma corde qui se coincera dans la fissure avec mes pieds dans Chocolate Corner. Nous avons maintenant retrouvés les Australiens, il temps d’aller faire Generic Crack. Une grosse motivation, 8 friends n°2, 2 friends n°3 et 1 n°4, je me lance, bien décidé à enchaîner cette voie. Mais je n’y arriverai pas, il y a 25 mètres de fissure où il faut avoir une grosse force physique pour te tenir et placer tes protections. Malgré mes progrès et l’augmentation de distance entre mes protections je me reprendrai à plusieurs fois pour arriver en haut. Gareth ira aussi en haut en moulinette avec plusieurs repos. En redescendant il me félicitera d’y être allé en tête, il pense que c’est plus dur qu’hier. Peut-être un peu en effet. Et ma petite Pauline ira aussi jusqu’en haut en disant que c’est dur et que ca fait très mal au pied. Et c’est vrai que ca fait mal au pied ! Une fois encore je profiterai que la corde est en place pour y retourner en moule. J’enchaînerai la voie en oubliant les douleurs du vrillage de mes pieds et celles de mes mains prisent dans un étau de Gré. Non seulement ce type d’escalade est physique mais aussi traumatisant pour le corps. Le soir je n’aurai plus de sensibilité sur le dos de mes mains tellement les nerfs ont été écrasés dans ces fissures. Mais c’est à faire au moins une fois dans une vie de grimpeur. Fin d’après-midi, nous sommes tous crevés et il y a de quoi. Nous ne grimperons pas les jours suivants, nous avons besoin de repos. Nous prenons donc la route avec Pauline pour Monument Valley. Puis bonne nuit bien méritée !
Le 16, quelle journée magnifique ! Nous arrivons de bonne heure dans le parc Indien avec de magnifiques couleurs au soleil levant. Les paysages célèbres de Western Américain s’offrent à nous. Je ne voulais pas manquer ce lieu des Etats-Unis lors de notre voyage. Notre projet, visiter le parc à cheval. Nous passons à l’office du tourisme. Et qu’est ce qu’on nous dit, oui il y a bien du cheval, par contre les véhicules de plus de 20 pieds (le notre en fait 27) ne peuvent pas descendre dans la vallée. Ah houai ! Attends notre camping-car est allé dans Onion Creek, une piste de 4X4 ! C’est ce que nous allons voir ! De la rigolade oui ! Notre camping-car est passé sans problème. Nous louons des chevaux et le service d’un guide pour trois heures. Et là c’est le début d’une aventure magique. Nous nous prenons pour John Wayne au milieu de ces rochers rougeoyants cernés de sables au milieu du désert, le tout vallonné. Nous nous régalons, il n’y a pas de quoi s’ennuyer. Surtout que Pauline et moi avons deux chevaux très impulsifs. Ils démarrent au quart de tour pour galoper, voir avant parfois. Mon cheval ne laissera jamais celui de Pauline passer devant malgré tous ses essais. Nous nous sommes même retrouvés un moment à galoper en plein désert, en descente dans du sable, dépassant le guide, nos chevaux sautant tout sur leurs passages, et ne voulant plus s’arrêter. J’ai bien cru que le miens allai m’éjecter de sa scelle ! Quels bons souvenirs. Et les paysages, splendides. Je pense que nous avons vraiment choisi la meilleure option pour visiter ce lieu. Nous finirons de le visiter par une piste avec notre camping-car avant de prendre la route pour Mexican Hat. Une petite ville qui porte son nom (chapeau mexicain) du à un gros rocher plat poser sur un rocher. Très joli avec un soleil couchant. Puis pour finir la journée, route jusqu’à Monticello avec de très jolis paysages au soleil couchant. Nous sommes crevés de cette belle journée.
Le 17, nous sommes encore bien fatigués de nos journées d’escalade et du cheval alors aujourd’hui visite de « The Needles » dans le parc de Canyonland après avoir fait la belle route traversant Indian Creek. Nous ferons tous les points de vue et de petites balades. Trop crevés pour faire de longues randos. Mais nous avons vu de très belles choses une fois encore. Fin de journée, repérage de l’accès à « South Six Shooter » une autre tour au milieu du désert que nous avons prévu de gravir avec Pauline et Gareth demain. Mais ce ne sera pas possible, la piste est trop défoncée cette fois pour le camping-car et même pour une voiture. L’accès à pied serait trop long, nous verrons demain matin ce que nous ferons.
Le 18, Gareth nous a rejoints comme prévu et il s’est déjà rendu compte que la piste n’était pas praticable. Nous décidons d’aller sur un secteur faire une très belle voie mais là encore pas possible. Il y a un vent à décorner les bœufs. Nous allons sur un autre secteur peut-être plus abrité, mais négatif. Du coup nous renonçons à grimper une dernière fois à Indian Creek. Nous prenons la route pour Moab. Mais pas question de rester enfermé. Pauline et moi sommes allés louer deux vélos. Nous ferons chacun de notre côté, mais sur le même site, une grosse après-midi de sport dans un endroit magnifique dédié au VTT prés de Arches Parc. Avec le vent et le sport inutile de vous dire que le soir nous étions bien vannés. Mais nous nous ferons quand même un petit resto avec Gareth et nos amis Australien. Nous repartons tous très prochainement.
Le 19, dernier jour sur Moab et pas question de rien faire. Réveil assez tôt, direction le magasin Moab Aventure. Nous nous louons une jeep pour la journée afin de visiter canyonland mais cette fois vu d’en bas comme nous avions prévu. Le temps n’est pas top mais il ne pleut pas alors c’est partit. Inutile de vous dire que nous avons vu de magnifiques paysages. Nous nous sommes aussi bien éclatés en faisant un peu de franchissement d’obstacle. Pauline a serré un peu les fesses sur le Shafer Trail, une piste en lacet qui remonte jusqu’à Island in The Sky. Puis après nous nous sommes un peu perdus dans des pistes de sable au milieu du désert avant de visiter Gemini Bridge, deux ponts creusés naturellement dans la roche par l’érosion et l’eau. Retour sur Moab en fin d’après-midi pour laver la jeep et la rendre. Nous finirons la journée en faisant un peu de shopping.
Le 20, c’est le jour du grand départ, nous avons beaucoup de route. Nous devons repasser la frontière Américaine au plus tard le 22. Alors préparatifs aux départs et route jusqu’à Salt Lake City. Arrivée de nuit, nous dormons sur le parking de Patagonia. Nous avons des petites courses à faire le lendemain avant de reprendre la route.
Le 21, après quelques petites emplettes route toute la journée. Il fait de plus en plus froid. Il y a beaucoup de neige. Pas de doute, nous nous dirigeons bien vers le Canada. Nous arrivons de nuit à Butte. Nous avons fais le plus gros de la route. Demain si tout va bien nous serons à nouveau au Canada.
Le 22, après avoir tourné dans toute la ville pour trouver de la Pumpkin Pie (célèbre tarte pour fêter Thanksgiving) nous reprenons la route. Dans la journée nous passons par la ville de Great Falls, rien d’extraordinaire. En fait nous bouclons un huit d’environ 13000kms que nous avons fais lors de ces trois derniers magnifiques mois. Nous réalisons que c’est énorme. Quelques temps plus tard nous passerons la frontière du Canada. L’officier rigole, c’était notre dernier jour pour sortir des Etats-Unis. Comme nous sommes bien lancés nous irons jusqu’à Calgary. Arrivée de nuit, nous dormons sur le parking du garage ou nous avions fais faire notre révision. Notre pot d’échappement a besoin d’une petite soudure. Il mérite bien ca, aujourd’hui nous fêtons ses 200 000Kms, dont 15 000 avec nous.
Le 23, réveil de bonne heure. Nous allons au garage mais pas de soudure possible. Très gentil le réceptionnaire nous donne une bonne adresse. En effet, efficace et pas cher nous repartons avec notre échappement ressoudé. Deux trois bricoles dans la ville et nous prenons la route pour Banff. Petit et indispensable arrêt quelques kms après pour acheter du produit antigel pour l’eau dont-nous nous servons dans le camping-car. Seul hic, cela n’existe pas. On nous aurait menti ? Nous devons vidanger toute l’eau et mettre un produit dans tout le système de plomberie pour l’hiver. Et vite, il a fait -27°C les trois dernières nuits. Nous devons nous réorganiser, nous n’avions pas prévu ca, mais nous ne sommes pas plus inquiets que ca, nous trouverons bien des solutions. Arrêt à Canemore pour shopping sportif. Après 2000 kms et 4 jours de routes, nous arrivons enfin à Banff, en fin d’après sous la neige, et ca tombe bien ! Chouette ! Bien fatigués de la route nous finirons la journée par une soirée plomberie !
Le 24, réveil sous la neige, c’est magnifique. Et pour la première fois du voyage nous avons des repères. Et oui ici nous connaissons. Ca fait du bien un peu. Nous finissons deux trois courses pour être au point pour nos nouvelles aventures. Car nos corps sont en train de muter ! Nos chaussons d’escalade se transforment en grosse chaussures munies de crampons, nos mains strappées sont munies de gants aux bouts des quels poussent des piolets, nos lunettes de soleil sont remplacées par un casque avec une visière, nos shorts sont recouverts par des pantalons Gore-Tex et nos tee-shirt par des doudounes aux allures bibendum. Ca y est la saison d’escalade de cascade glace commence. Youpi ! Et en plus dans la région de Banff, la mecque mondiale des cascades de glace. Nous reprenons la route pour Canmore afin de découvrir un secteur de cascade. Ce qui nous fera l’occasion de faire une bonne rando, nous en avons besoin après toute cette route. Il y a plein de neige, c’est trop bon. Par contre nous ne commencerons la saison par ce secteur, les cascades ne sont pas en conditions car ici il a plu. C’est normal c’est le plus point le plus bas. Retour sur Canmore pour la nuit.
Le 25, retrouvailles avec notre ami Shawn, un canadien qui vit à Canemore. Nous l’avions rencontré avec sa femme lors de l’ascension de Tower Babel, une magnifique et inoubliable journée. Il est très gentil, il est venu nous apporter soin topo de cascade de glace, car pour l’instant il n’y en a plus nul part. Nous en profitons pour lui raconter notre trip aux usa. A ce sujet j’espère vous avoir fait un peu rêver avec mes mails et vous avoir donné envie. En tous cas les grimpeurs américains, nous les avons fait rêver avec toutes nos destinations de grimpe. Certains étaient même jaloux ! Retour à notre journée. Les grosses courses et nous sommes enfin près à nous enfoncer dans les rocheuses Canadiennes cette fois. Direction Kootenay Parc sur des routes bien enneigées. Bonne nouvelle, notre camping car se comporte très bien. Ici c’est de la folie, les semi-remorques nous double à toute allure sur la neige, ils ont peur de rien. Nous voilà maintenant garé dans Kootenay Valley. Nous nous préparons et partons pour le secteur Hafffner Creek, un secteur de glace et de mixte très réputé. Après une demi-heure de marche dans la poudreuse fraîche, nous y sommes. Le temps de se préparer et je mets mes premiers coup de piolets dans la glace. C’est trop bon ! Ascension de la première cascade de l’année, 40 mètres de cotation 4, parfais pour s’y remettre. Nous nous entrainerons ensuite à tour de rôle dans cette cascade jusqu’à la tombée de la nuit. Le froid arrive, il temps de regagner le camping-car pour la nuit.
Le 26, réveil très agréable, il neige et beaucoup ! Une tempête de neige est annoncée pour ce soir et demain, nous prenons alors la route pour Lake Louise. Nous sommes heureux d’être à nouveau ici. C’est tellement magnifique et puis avec toute cette neige. D’ailleurs il neige encore, mais nous prenons quand même à pied la piste au bord du Lac afin de rejoindre une belle cascade. Louise Falls, 110 mètres de cotation 4/5. Le top pour aujourd’hui. Nous ferons avec joie les deux premières longueurs, mais nous ne ferons pas la dernière. C’est un gros cigare (colonne de glace), mais il n’est pas encore en condition. Avant de redescendre en rappel nous admirons le beau Lac gelé recouvert de neige. Dire que nous étions là l’été dernier en torse nu avec le lac bleu vert. La météo de demain n’étant pas bonne nous finirons par des entrainements dans la première longueur jusqu’à la nuit. Retour à la frontale au bord du Lac, nous apercevons au loin l’hôtel Château Lake Louise tout illuminée, mémorable. J’arrive bientôt à la fin du mail. Mais je vous préviens ca finit en beauté. Normal nous approchons de mon anniversaire. Après cette journée sous la neige, nous avons bien envie d’aller se délasser dans un Jacuzzi. Il y en a un à l’hôtel mais manque de chance il est réservé aux personnes ayant une chambre. Mais la chambre la moins chère est à 200 dollars la nuit. Même pour mon anniversaire c’est hors de question. Mais nous sommes filous. Après un tour de passe passe, nous voilà dans le Jacuzzi, et même dans le sauna et la piscine chauffée. Nous en profitons aussi pour prendre une bonne douche chaude, la dernière remonte à cinq jours, c’est trop bon. Ni vu ni connu, nous ressortons de l’hôtel pour retourner à notre cher camping-car.
Le 27, happy birthday Thomas. Et oui 28 ans aujourd’hui, enfin depuis la veille au soir même avec le décalage horaire. Une journée inoubliable. Nous commençons bien la journée avec un copieux petit déjeuner américain préparé par mon amoureuse ! Ensuite direction la célèbre station de ski de Lake Louise où se déroule aujourd’hui une manche de coupe du monde de descente homme. Nous avons trop de chance. Nous repassons par l’hôtel afin de prendre une navette gratuite pour les clients de l’hôtel. Rusé hein ? Nous découvrons cette belle station. Petit plus pour mon anniversaire, il neige, c’est le bonheur. Nous nous dirigeons maintenant vers la compétition. Et là encore une histoire de dingue. Nous rentrons dans l’espace VIP. Ne nous demandons pas comment, nous avons trop de chance ! Nous sommes dans les gradins au bas de la piste du slalom géant. Juste devant nous, les athlètes, les journalistes, la télévision. Il y a des drapeaux de certains pays qui flottent dans l’air, les cloches retentissent, on se croirait devant la télé. En plus pour cette belle journée, un Français sur le podium à la troisième place, Adrien Theaux. Un peu plus j’aurai même l’honneur de lui serrer la main. Pour finir cet événement, chocolat chaud et café offerts sous un chapiteau chauffé au milieu de tous les invités. Et vous n’allez pas me croire, mais ils doivent même savoir que c’est mon anniversaire, il y a plein de bons gâteaux. Je dois être en train de rêver. En tout cas nous nous sommes bien amusés. Après-midi au chaud dans le camping-car sous la neige pour vous écrire toutes ces bonnes nouvelles. Et oui je suis loin de vous, famille et amis, mais en ce jour je pense fort à vous ! Vous êtes loin de mes yeux, mais très présent dans mon cœur et dans mes pensées. La journée n’est pas encore finie. Petit repas d’anniversaire en tête à tête dans le camping-car, gâteau, bougies et pleins de beaux cadeaux. Youpi. Quelle merveilleuse journée !
Le 28, et me voilà partit pour ma 28 année ! Et avec plein de beaux projets en tête !
Il faut se donner des rêves qui vous grandissent. Des projets qui tendent la vie vers le haut. Qui obligent à choisir la cime plutôt que le fossé. Des projets généreux qui font la vie généreuse. Et qui permettent à la vie de l’homme de se déployer.
Martin Gray
Salut tout le monde ! Voici encore des bonnes nouvelles de notre part.
Dans le dernier mail nous étions sur la route pour l’Utah. Nous y sommes bien arrivés après une petite escale à Page dans l’Arizona pour y voir l’immense Lac Powel, qui est à cheval sur l’Arisona et l’Utah. Nous avons vu le barrage de Glen Canyon, qui régule l’écoulement du Colorado et crée en même temps le Lac. En fin de journée, magnifique coucher de soleil sur le Lac avant de reprendre la route pour Zion National Parc. Traversée de nuit de Rockville, c’était super sympa, il y avait plein de maisons décorées pour Halloween. Nous avons finis par nous garer aux portes du parc pour la nuit à Sringdale.
Le 29, découverte des lieux, ouah c’est trop beau. Aujourd’hui au programme vélo. Mais chacun de son côté. Cela va nous faire du bien. Et oui le plus dur dans notre voyage, vivre à deux au quotidien 24h/24h. Ce n’est pas tous les jours facile. Mais nous nous ressemblons beaucoup quand même, car sans le savoir nous nous croiserons plus tard dans la journée sur le même itinéraire. Bon d’accord le plus beau ! Pauline s’est loué un beau vélo Californien violet flash et s’est fait une belle rando de 25 kms au milieu des gorges du parc. Pour ma part ce sera une très belle rando aussi, mais de 40kms avec un beau VTT tout suspendu, au milieu des gorges et sur la route 9 qui mène à un joli tunnel creusé dans la montagne.
Le 30, nous n’allions bien entendu pas venir à Zion et ne pas grimper sur ces fabuleuses falaises de gré. Alors aujourd’hui escalade, nous nous trouvons un joli secteur de couennes ( Carbuncle Buttress) pour se remettre en jambes et pour sonder le niveau. Que des voies en fissures. Ouah trop magnifique. C’est pour çà que je suis venu, ces fissures répondent vraiment à mes attentes. Je n’en attendais pas moins. Dans la journée nous ferons cinq voies (30 à 50 mètres) toutes plus belles les unes que les autres. De la fissure à doigts à la fissure à point. C’était extra. Coup de cœur pour Carols Crack où je partirai avec comme équipement 2 friends n°6 (les plus gros qui existent), 2 n°5, 2n°4 et 2 n°3, pour les connaisseurs, ca vous donne une idée de la largeur de la fissure. Pour ceux qui ni connaisse rien, c’est très large. En fin d’après-midi changement de secteur. La veille en vélo j’ai repéré une magnifique voie à gravir. Que dit le Topo ? Cinq étoiles. Cela me motive encore plus. Au pied de la voie c’est magnifique et impressionnant à la fois. Il y a de quoi se dégonfler. Un dièdre de 40 mètres très verticale avec des pieds très lisse. Pauline un peu fatiguée de la journée me dit, je ne pense pas que j’irai. Ok pas de problèmes, mais moi pas question de renoncer. Départ un peu délicat et je me retrouve dans le dièdre. J’analyse la voie et je comprends qu’il va falloir que je fasse confiance à mes pieds, que j’avance vite, que je pose des protections très éloignées et surtout que je débranche le cerveau. Ok, tout çà je sais c’est faire, alors c’est partit. Dièdre vertical à prises franches, tes pieds sont à la hauteur de tes mains tout le long en Dulfer, ton corps est presque à l’horizontal, c’est trop bon, il ne manque que le photographe et tu te retrouves avec une photo digne d’être dans les magazines, seul hic il faut avancer à chaque fois au moins de cinq mètres avant de trouver des pieds pour placer une protection. Mais pour ma part ca se passera parfaitement bien jusqu’au relais. Pour moi c’est la plus belle voie courte du voyage. Une fissure si pure, c’est jouissif ! En tout cas Zion n’a rien à envier à Yosemite pour l’escalade, par contre c’est très élitiste et la difficulté des voies les plus faciles s’en ressent. Débutant s’abstenir ! Petite soirée sympa où nous creuserons notre citrouille pour décorer le camping car. Demain c’est Halloween et ici ce n’est pas pour de faux.
Le 31, escalade au programme. Avec Pauline nous avons tous les deux repéré une voie en plusieurs longueurs lors de nos randonnées à vélo respectives. Une des plus belles des gorges, alors c’est (enfin vous savez la suite). Trois longueurs en fissures dans des cheminées. Qui dit cheminée dit bien entendu pour moi pas de casque, pas de sac à dos, vous vous souvenez de ce que je vous ai raconté. Pauline très prudente (c’est une femme) prendra quand même son casque, c’est elle qui a raison. Mon baudrier est prêt, tout est dessus. Tu m’étonnes il n’y a même plus de place. Il doit peser plus de 15 kilos. Aux Etats-Unis avec Pauline nous ressentons bien dans les voies d’escalade le poids que nous avons pris, mais pas par les Pizzas (pas très bonnes) ni par les hamburgers très bons (pas au Mc Do bien sûr), mais par le matériel sur le baudrier. Pour info il est possible de bien manger aux Etats-Unis et de ne pas prendre de poids contrairement aux idées reçues. Pour nous c’est le cas. Pas un poil de graisse. Alors ne vous attendez pas à nous retrouvés obèses. Bon revenons à cette voie. Première longueur magnifique, il faut juste avoir confiance dans ces pieds, parce qu’il y a beaucoup de sable et ca croustille, mais à part çà c’est le pied. Deuxième longueur, ah ca se gâte, enfin ca se ressert surtout. On se croirait en spéléo, heureusement il y a de l’air. Escalade très technique entre deux parois écartées de 30 cm au point le plus resserré. Le matériel s’accroche de partout, mais c’est vraiment « fun ». Une fois au relais j’assure Pauline pour qu’elle me rejoigne. Et là tout d’un coup qu’entends-je ? Mais oui je connais bien ce bruit ! C’est le bruit du casque de Pauline qui frotte entre les deux parois ! A tiens j’entends autre chose ! C’est Pauline ! Elle râle ! Elle doit retirer son casque qui l’empêche de passer. Moi évidement, je suis mort de rire ! Enfin elle me rejoindra au relais quelques temps après avec son casque sur la tête. La troisième longueur je ne vous en parle pas, elle n’en vaut pas la peine. Le soir, soirée dansante pour Halloween dans un bar à Springdale avec un groupe bien sympa de Los Angeles. Nous sommes très heureux de participer aux coutumes du pays. Alors déguisements obligatoires. Pour Pauline ce sera fantôme avec une belle nappe en papier blanc et pour moi, momie, recouvert de papier toilette des pieds au cou avec un sac plastique sur la tête. Petit plus, une cordelette avec deux nœuds coulissants de pendu reliant le cou de Pauline et le mien. Déguisements pas chers, mais nous avons fais sensations. Un peu trop même lorsque j’ai accroché la cordelette à un clou sur une poutre de la salle pour faire une photo de nous deux et qu’une serveuse est venu nous demander d’arrêter cela. Le compagnon d’une autre serveuse dans la salle s’était pendu récemment, oups ! Enfin sinon ici c’est bizarre, pour Halloween les gens se déguisent de toutes sortes comme pour le carnaval en France. Mais super ambiance. Nous ne resterons pas jusqu’à la fin car nous avons une grosse journée de prévu le lendemain.
Le 1 Novembre, réveil assez tôt, déjeuné énergétique, nous enfilons le matériel que nous avons loué la veille. ??????? Combinaison Gore Tex avec membranes étanches aux chevilles et aux poignets. Chaussons thermiques et chaussures de Canyon. Nous partons faire une rando aquatique dans The Narrows River. Une rivière dans un canyon très étroit et très profond. Environ 6 heures de marche dans une eau à 8°C, le plus souvent à hauteur des genoux mais parfois à hauteur de la poitrine. C’est vivifiant ! Vous allez dire; ils sont fous ! Mais croyez moi, çà en vaut la peine. C’est magnifique. En plus les couleurs d’automne sont au rdv. La nature est si belle. Fin de journée, longue sieste, nous étions cuits.
Le 2, départ de Zion, nous prenons la route pour Bryce Canyon National parc. En début d’après-midi nous traversons Red Canyon. Falaises incroyablement rougeoyantes sculptées par l’érosion. Le ciel est bleu, il y a du soleil, les couleurs sont magnifiques. Arrivée en suite à Bryce Canyon. Il fait beau mais très froid. Nous avions prévu deux jours ici, mais heureusement nous sommes passés au visitor center où nous apprendrons qu’une tempête de neige est prévue pour le 4. Alors nous nous dépêchons d’aller faire tous les points de vue du parc pour contempler les magnifiques et uniques paysages de ce lieu. Le froid arrive, pour une fois nous nous payons un camping avec électricité et Jacuzzi intérieur. La météo annonce -12°C pour la nuit, ca va cailler !
Le 3, nous avons survécu à dormir dans notre camping car, en fait le plus dur c’était de sortir du lit. Mais une bonne motivation nous a aidés. Le lever du soleil à Sunrise Point sur le parc. Splendide ! Après un bon petit déjeuné nous partons faire une randonnée de 5kms au milieu des superbes roches rouges, orangées, jaunes, érodées. C’est spectaculaire. Ce parc, comme tous les autres est encore si différent. Nous en prenons plein la vue. L’après-midi nous prenons la belle route 12 qui risque d’être fermée le lendemain à cause de la neige, ce qui nous ferait faire un grand détour pour rejoindre Moab. Elle traverse plein de jolis paysages en altitude. Avant le coucher du soleil nous traversons Capitol Reff National Park. Les couleurs d’automne des arbres fruitiers sont magnifiques. Les biches sont paisibles, la foule touristique n’est plus de la partie. Chouette pour nous. Nous finirons la route de nuit jusqu’à Moab.
Le 4, petite matinée tranquille, shopping dans un super magasin de sport. Nous avons prévu une journée de repos car nous avons beaucoup baroudé ces derniers jours . Mais il y a eu soudainement du changement lorsque nous avons vu la météo pour les jours suivants. Pluie pour le 5, mitigé pour le 6 et à nouveau pluie pour le 7. Nous partons donc vite à Arches National Parc à seulement 3 miles de Moab pour faire de l’escalade. Nous ferons deux magnifiques longueurs sur deux piliers rocheux de gré au milieu du désert. Nous en ferons pas plus car il y a un vent à décorner les bœufs. Au pied des voies, à l’assurage tu ne tiens même pas à ta place. Et je ne vous raconte pas en grimpant, de la folie, je n’ai jamais grimpé avec un tel vent. Du coup nous sommes allés voir de très belles arches naturelles au milieu du désert. C’est magnifique et incroyable, elles ont été creusées naturellement par l’érosion. C’est encore unique.
Le 5, en effet, grosse pluie toute la journée. Alors lessives, courses, et tout le tralala. Soirée à un festival de musique folk. Pour moi un peu trop mou du genou mais ca a plu à Pauline alors ca va.
Le 6, le temps est mitigé. Nous décidons de finir de visiter Arches Park, et il y a de quoi faire. Plusieurs randonnées pour accéder aux différentes arches, c’est de toute beauté. La plus belle, Delicat Arche, l’emblème de l’Utah que l’on retrouve sur les plaques d’immatriculations. Nous avons de la chance, il y a du soleil et presque personne, nous pouvons faire de belles photos. En fin de journée nous prenons la route pour Canyonland. Nous sommes optimistes, nous nous disons qu’il ne pleuvra pas demain. Nous verrons bien.
Aujourd’hui, nous nous réveillons. Alors quel temps fait-il ? Surprise ! Il ne pleut pas ! Mais il neige. De peur de rester coincés, nous redescendons sur Moab pour la journée afin de se reposer. Heureusement le beau temps revient demain, par contre pour les températures, l’hiver est arrivé. Ca va cailler dans les fissures. Nous verrons bien.
Comme la vie est courte ! J’ai encore tant à faire, à penser, à dire ! Nous remettons sans cesse à demain et, pendant ce temps-là, la mort nous guette au coin de la rue.
Tchaïkovski (1840-1893)
A bientôt. Tomtom et Pauline
Salut tout le monde.
Il n'y a pas longtemps que vous avez eu des
nouvelles mais nous avons eu le temps de faire pas mal de chose quand même.
La dernière fois, nous étions encore à Red Rock et devions
prendre la route pour le Sud. Mais après un long moment passé sur l'ordinateur pour vous donner des nouvelles, je ne me voyais pas passer l'après-midi enfermé dans le camping car sur la route.
Alors nous avons décidé de faire une dernière petite session d'escalade à Red Rock sur un magnifique secteur de couennes. Une voie seulement pour Pauline et trois pour moi. Deux sympathiques
assez faciles pour s'échauffer, et un magnifique 7A+ enchainé que j'avais repéré le premier jour. Quoi de mieux pour prendre la route? La nuit tombe, nous retournons à notre camping car et
prenons la route pour Joshua Tree National Park au Sud de la Californie, juste avant la frontière du Mexique.
Le 21, nous arrivons vers 13h00 au Hidden Valley Campground au
milieu du parc, camping principalement remplit de grimpeur. Nous avons de la chance il reste qu'une seule place, nous la prenons immédiatement. Le pied, notre emplacement est constitué d'une
grande place pour notre camping car (rare dans le camping), d'une table, d'un barbecue, de Joshua Tree (grand arbre de la famille des cactus) et le meilleur; de voies d'escalade sur un magnifique
rocher de granit de 40 mètres. Et bien entendu du soleil, de la chaleur, et un beau ciel bleu. Le tout pour seulement 10 dollars la nuit. Je signe! Un petit déjeuner tranquille à l'ombre (Il fait
très chaud). Torse nu, claquettes, baudriers, coinceurs et c'est partit. Trois minutes de marche d'approche pour notre premier secteur ici (The Old Woman), et oui nous ne pouvons pas grimper dans
notre jardin, les voies sont en plein soleil, mais ce sera pour plus tard bien entendu. Nous ferons deux belles voies en fissures pas évidentes du tout, ici le niveau est très relevé.
Nous y arriverons quand même avant de voir un magnifique coucher de soleil sur le camping.
Le 22, aujourd'hui nous prenons le camping car pour se rendre
sur un autre secteur (Saddle Rock), nous y trouvons les voies les plus longues du parc. Quelle hauteur? De la rigolade, 140 mètres! L''escalade n'est pas évidente non plus, mais nous ferons
la voie assez rapidement en deux longueurs. Avant de porter secoure à un pauvre grimpeur Japonais très mal encadré par son guide. Petite descente en rappel. Retour au camping pour déjeuner
et se délasser dans nos fauteuils à l'ombre. Ici, c'est ambiance "farniente". Le Mexique est vraiment pas loin et çà se sent. En se motivant un peu nous ferons une autre voie en fin d'après-midi
sur le secteur Cyclops. "The Eyes", une voie magnifique que Pauline fera en tête. A l'arrivé tu traverses le rocher afin de redescendre par un autre versant. Super
sympa!
Le 23, un peu de tourisme et de shopping le matin. L'après-midi,
nous sommes bien décidés à escalader le secteur sur lequel est placé notre campement (Chimney Rock). Seulement il fait très chaud. Mexique, mexique! Ce n’est pas grave, une belle et dure fissure
avec des pieds qui glissent et des mains moites tellement il fait chaud. Mais c'était sympa quand même, surtout arrivés en haut, vue panoramique de 360° sur le parc et vue sur le toit de notre
motor-home. Petite descente en rappel. Je défais mon descendeur assis dans mon fauteuil à l'ombre. "Il fait trop chaud pour travailler". Enfin nous terminerons quand même notre séjour ici par une
petite voie sympathique sur le secteur d'en face (Intersection Rock). Avec une petite anecdote. Une fois arrivé en haut et sécurisé, je ravale le mou de la corde comme d'habitude pour
assurer Pauline. Et là, surprise! Je ravale toute la corde, et d'un coup je vois le bout arriver, mais sans Pauline. Rassurez vous tout va bien. Et contrairement à moi Pauline ne s'est pas encore
mis au solo. Non, elle était juste partit chercher l'appareil photo dans le sac à dos pendant que la corde remontait tranquillement. Nous étions bien entendu mort de rire une fois réunis.
Comment? Un grimpeur Japonais qui redescendait en rappel juste à ce moment là, a pu redonner la corde à Pauline. Dernière petite soirée avec barbecue sous le auvent de notre camping car. C'est
les vacances!
Le 24, nous quittons les lieux, direction le Grand Canyon. Une
journée complète de route. Il fait très chaud et très lourd. Peut-être la journée la plus chaude du voyage. Arrivée au coucher du soleil à Mather Point, c'est
immense, malheureusement le temps est couvert et la vue pas extra. Mais ce n'est pas grave nous sommes là trois jour.
Le 25, réveil 6h00, nous allons voir le lever du soleil à Mather
Point, manque de pot le temps est encore couvert. Mais encore une fois ce n’est pas grave, car nous devions nous lever tôt pour faire la queue devant Back-Country Reservation Office. Afin
d'obtenir un permis pour dormir au fond du Grand Canyon. Nous prévoyons une grande randonnée de deux jours. Il est 7h15, nous sommes les troisième et quatrième. L'office ouvre à 8h00. Nous
prenons notre petit déjeuner devant l'office. Un thé bien chaud nous réchauffera bien. Nous sommes à nouveau très couvert, il fait froid au point d'avoir les bonnets. Quelle différence! Le ranger
arrive, il n'y a pas de place pour le soir même, ce qui n'est pas grave car nous avons besoin d'une journée de repos et en plus il pleuvra une bonne partie de la journée. Mais bonne nouvelle, il
y a cinq places pour le lendemain soir. Youpi nous avons notre permis. Nous visiterons dans la matinée Canyon Village. Ensuite repos et préparation des sacs pour le lendemain.
Le 26, il a plu toute la nuit, quelle chance de ne pas avoir eu
de place au camping la veille. Notre tente n'est pas très étanche. Le temps est encore bien couvert et froid. Mais ce n'est pas çà qui nous arrêtera! Coupe vent, bonnet sacs à dos, nous partons.
En bus? Et oui pour rejoindre le départ de notre randonnée à Yaki Point. Ca y est, nous sommes sur le sentier South Kaibab Trail pour descendre au fond du Grand Canyon. Et bonne nouvelle, il
commence à neiger, tout va bien. Ce n'est encore pas çà qui nous arrêtera. Nous atteindrons le célèbre Colorado en trois heure de rando magnifique entre grisaille et percé de soleil, avant
d'arriver à notre camping le long de la rivière Bright Angel. Les paysages sont grandioses. Petite soirée au calme, loin de la foule touristique. Nous sommes encore une fois
privilégiés.
Le 27, après une nuit pas très confortable pour ma part
sur un sol très dur, c'est repartit pour 15 kms de randonnée. Que de la montée au programme, contrairement aux 11kms de descente la veille. Nous remonterons par le sentier Bright Angel
Trail sous un ciel bleu et un beau soleil. Très varié et bien entendu magnifique. Nous arriverons à bout des 15kms de montée vers 15h00 au milieu des touristes prenant des tonnes de
photos. Nous avons encore réussi un beau projet. Super! Pour finir la journée en beauté, coucher de soleil à Mather Point. Enfin dans de bonnes conditions. Les couleurs sont
magnifiques. "Tout vient à point à qui sait attendre".
Aujourd'hui, départ et route pour le Lac Powel. Certainement un
passage bref avant d'atteindre Zion National Park dans l'Utah. Mais çà, vous en saurez d'avantage plus tard. A bientôt
Un voyage d'un millier de kilomètres commence avec le premier
pas.
Lao-Tseu
Tomtom et Pauline